Sport découverte : Zoom sur le goalball
Discipline fédérale bien souvent méconnue en France, le goalball est pourtant un sport paralympique depuis 1980. Depuis plusieurs années, la Fédération Française Handisport souhaite en développer la pratique en mettant en place un plan de développement. État des lieux.
C’est dans une atmosphère assez surréaliste pour le néophyte que se déroule un match de goalball, puisque les phases de jeu doivent s’exécuter dans un silence absolu afin de permettre aux joueurs munis d’un masque opaque, de percevoir le ballon sonore, rempli de grenailles de fer.
Destiné aux déficients visuels, catégorie B1 (non-voyants) et B2/B3 (malvoyants), le goalball est un sport d’opposition qui se joue en gymnase, sur un terrain de volley. Deux équipes de trois joueurs se font face, l’objectif étant de marquer le plus de « goals » possibles en envoyant le ballon dans un mouvement de roulage vers le but adverse. La défense se fait en plongeant au sol de manière latérale, pour faire barrage de son corps. Stéphane Mercier, spécialiste de la discipline, détaille les atouts du goalball : « C’est un sport qui apporte de nombreux bénéfices pour ses pratiquants. Il nécessite à la fois une puissance physique importante, car le ballon est lourd (plus de 1kg), mais aussi de l’endurance et du cardio puisque les joueurs doivent se déplacer en permanence. Il affine les capacités de perception, car une grande concentration est nécessaire pour être à l’écoute du ballon, et enfin, il développe l’autonomie car c’est un sport qui se pratique sans guide. ».
Un sport inventé pour les vétérans de guerre
Très répandu en Amérique du nord, le goalball a pourtant a été inventé en Europe en 1946 par l’Autrichien Hanz Lorenzen et l’Allemand Sepp Reindle, pour accompagner la réhabilitation des vétérans de guerre ayant une déficience visuelle. Puis, ce sport collectif apparaît pour la première fois en démonstration aux Jeux de Toronto en 1976 et devient officiellement discipline paralympique en 1980 à Arnhem aux Pays-Bas. Le goalball est aujourd’hui reconnu au niveau international. Mais si en Europe il représente trente-six équipes réparties sur trois divisions chez les masculins, et vingt-quatre équipes sur deux divisions chez les féminines, aucune n’est française...
De la découverte aux aspirations de Haut-niveau
En effet, le torball, discipline relativement similaire au goalball, qui se joue sur terrain et avec un ballon plus petit, est aujourd’hui plus populaire et pratiqué en France, bien qu’il ne soit pas paralympique. C’est pourquoi la Fédération Française Handisport souhaite aujourd’hui développer le goalball de façon parallèle et complémentaire. Dans ce contexte, une série de trois stages de découverte ont été organisés à Lyon, à Paris et à Toulouse en 2016. « On a obtenu de très bons retours de la part des participants » d’après Charly Simo, chargé du développement de la discipline, résultat plus que positif car « quatre sections handisport sont en cours de création pour la saison 2016-2017 (Lille, Lyon, Paris et Toulouse).» Par ailleurs, une dizaine de joueuses issue du torball a été présélectionnée pour suivre un stage national, à Lyon en juin dernier : « l’objectif pourrait être pour cette équipe de participer à l’Euro en division B, qui se tiendra au Portugal du 2 au 9 octobre 2016 », conclut Charly Simo. Côté masculin, une équipe nationale devrait se constituer à partir de 2017, très probablement pour la division C. // A. Dupas
Plus d’infos ? Contactez Charly Simo, c.simo@handisport.org
Coups de coeur
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Wheeliz
Wheeliz, c’est la nouvelle application qui permet de louer, entre particuliers, des véhicules aménagés pour les personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, 100 000 véhicules adaptés appartenant à des particuliers sont en circulation en France et 400 000 personnes sont en fauteuil roulant. C’est en partant de ce constat que les deux cofondateurs du site, Charlotte de Vilmorin et Rémi Janot, ont eu l’idée brillante de les mettre en relation. Dans la droite lignée de l’économie du partage, ce système permet aux propriétaires de rentabiliser un véhicule cher à l’achat et à ceux qui n’en n’ont pas les moyens, d’en bénéficier pour une somme accessible, puisque la journée coûte environ 60 euros (prix variable selon le propriétaire et le type de véhicule) contre environ 150 chez un loueur professionnel. Aujourd’hui, près de 250 voitures sont disponibles sur le site, qui compte 2100 inscrits. Le concept a été couronné de nombreux prix comme le trophée du meilleur projet aux Assises de la Finance Participative ou encore le prix de l’Engagement Citoyen. Infos : wheeliz.com
Timéo
Timéo est une « circomédie » pour toute la famille, sur un ton résolument positif, tour à tour drôle, percutant et émouvant. Timéo, c’est l’histoire d’un jeune garçon qui, malgré son handicap, rêve de devenir acrobate… Porté par les deux interprètes qui incarnent le rôle principal de Timéo, les jeunes artistes Benjamin Maytraud et Mathias Raumel nous livrent un titre au refrain entêtant et aux notes entraînantes. Signées Jean-Jacques Thibaud, les paroles évoquent la force et la détermination dont Timéo fait preuve face à son handicap et son envie inébranlable d’accéder à son rêve de devenir acrobate. Composée par Julien Vallespi, la musique aux sonorités pop nous embarque dans un voyage coloré au coeur de l’univers féerique du cirque.
À voir dès le 16 septembre au Casino
de Paris timeo-lespectacle.com
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Les jeux olympiques en anecdotes et dessins
C’est un passionnant petit livre illustré qui ravira les amoureux de l’olympisme et du paralympisme. Dans une succession de petites et grandes histoires du sport, les récits touchants de Sara Nosratian illustrés par les dessins colorés de Marielle Durand mettent en relief la beauté et l’humanité des Jeux dans un style simple et accessible. Éditions : Aux Forges de Vulcain, 17 euros.