Une mallette pour progresser

Encadrement des jeunes

Née en 2008, la mallette pédagogique est en évolution permanente, dans sa forme et dans son contenu. Lancée pour permettre à des animateurs multisports et des professeurs d’EPS qui accueillent des jeunes en situation de handicap dans leurs cours de faire découvrir des sports, l’outil, via son niveau 2 appelé « Guide de pratique », répond aussi aux attentes de spécialistes souhaitant apporter une véritable initiation et un perfectionnement technique.

En 2008, la Direction Technique Nationale lance la mallette pédagogique. Elle a pour objectif de faire découvrir les activités à travers des fiches mémo. Chacune d’elles comporte différentes rubriques : le matériel, le règlement, les points de sécurité importants et deux ou trois situations pédagogiques mises en place dans une séance « découverte ». La mallette regroupe 52 fiches et 25 vidéos. Toutes ont été numérisées et remises à jour en 2012. Elles sont consultables en accès libre sur le site handisport. org. « La mallette pédagogique est une source d’information, une manière de faire sauter les préjugés, de démontrer que l’on peut faire un grand nombre de disciplines différentes et qu’il y a des choses faciles à mettre en oeuvre pour des personnes en situation de handicap », développe Sandra Mauduit, cadre technique national en charge des jeunes. Ces fiches sont destinées aux encadrants multisports (animateurs, professeurs d’EPS qui accueillent des élèves en situation de handicap dans leurs cours).

De la découverte à l’apprentissage

En échangeant avec les référents jeunes des comités départementaux et régionaux, le secteur jeune de la DTN a constaté une nouvelle demande, portant cette fois sur l’acquisition de méthodes nouvelles pour dépasser le stade de la découverte. Une version 2 de la mallette pédagogique, appelée « Le Guide de pratique », a donc vu le jour. « La réflexion remonte à 2016. Ce projet porte sur quatre ans et depuis 2017 certaines fiches dédiées au « matériel » sont déjà prêtes, précise la cadre technique de la FFH : le foot fauteuil, le basket fauteuil ou encore le tennis de table. » La priorité a été donnée aux disciplines les plus pratiquées et à celles les plus organisées au sein des comités départementaux et régionaux. Comme les outils pédagogiques sont là, c’est ensuite plus facile de mettre en place des formations. Plus nous allons former des gens, plus les encadrants auront envie de mettre en place une discipline. « Il y avait un manque d’outils formalisés, notamment pour les sports les plus pratiqués », pose Sandra Mauduit. « On s’efforce donc de répondre à ça. Après, pourquoi ne pas s’ouvrir à d’autres activités ! »

Un outil de formation

Chaque discipline est déclinée sur le matériel de jeu et d’installation, les classifications multisports et de spécialité, les niveaux de pratiques et les fondamentaux de l’activité. « Le Guide de pratique » s’avère être un véritable outil de formation qui permet d’acquérir des compétences d’encadrement, c’est une étape supplémentaire. Il répond, d’une part, aux attentes des professeurs d’EPS. « On a en effet décidé, pour la rédaction des séances, de se caler sur des cycles de six séances, soit des cycles d’une séance hebdomadaire entre deux sessions de vacances scolaires », ajoute Sandra Mauduit. D’autre part, il est proposé aux personnes en cours de formation ou déjà formées. « Contrairement à la mallette, le Guide, lui, ne sera délivré qu’en formation. On estime que les outils ressources doivent être accompagnés physiquement dans le cadre d’une formation ou d’un colloque », précise-t-elle. Le niveau « initiation » s’adresse aux animateurs multisports, non spécialistes des différentes disciplines mais encadrant des sportifs de façon régulière (mais non continue) sur ces activités et aux professionnels de centres spécialisés. Le niveau « perfectionnement » est, quant à lui, destiné aux moniteurs de spécialité encadrant les sportifs de façon régulière sur un niveau plus approfondi. Actuellement, le secteur “jeune” planche également sur de nouvelles fiches « Matériel » en raison de la transversalité existante d’une discipline à une autre, et des fiches traitant de nouveaux sports.

Un atout pour rejoindre les clubs

Des entraîneurs, qui sont au contact de jeunes quotidiennement, dans le cadre de l’initiation et du perfectionnement sont sollicités pour la rédaction de ces fiches. « C’est un critère important. Il est primordial d’avoir des experts qui ont déjà conceptualisé leur démarche, qui cernent très bien leurs problématiques et qui y réfléchissent régulièrement. » Il s’agit de favoriser l’apprentissage sportif du jeune. « L’idée est de leur permettre d’avoir des informations essentielles et de partager les savoir-faire de personnes ressources du mouvement handisport qui vont leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences, en les vulgarisant explique Sandra Mauduit. C’est important car les jeunes pratiquent parfois pendant plusieurs années une activité multisports auprès de ces comités. L’intégration du jeune sportif est facilitée si celui-ci possède une certaine maîtrise technique. »  // J. Soyer

La question que tout le monde se pose

La fusion des régions, comment ça marche ?


Michel Delpuech, Président du Comité régional Grand Est

Nous avions trois régions à fusionner, l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine. Cela représente un peu plus de 3 000 licenciés. Le premier contact pour effectuer ce rapprochement a eu lieu lors des Journées Nationales Handisport 2015. Nous nous sommes rencontrés entre présidents de régions et étions tous d’accord pour mener à bien ce projet en y associant les présidents des comités départementaux, dans une démarche de fusion-création. Nous avons réalisé un état des lieux de chacune de nos régions et nous avons surtout appris à nous connaître. Fin octobre 2015, nous avons mis en place nos équipes : une équipe financière, une équipe communication et une équipe formation avec l’ensemble de nos salariés. Début 2016 nous nous sommes encore rencontrés pour faire un état des lieux concernant nos différents partenaires, mais aussi un état du personnel, du matériel sportif et bureautique. Dès le départ nous nous sommes mis d’accord sur le futur siège social. Le Conseil régional nous imposait le site de Tomblaine car c’est la seule maison régionale des sports et qu’elle se trouve au milieu de la région Grand Est. En juillet 2016 Jean-Paul Moreau a assisté à une nouvelle réunion afin de voir l’avancement de nos travaux. Il a pu se rendre compte que nous nous dirigions sereinement vers la fusion. L’ensemble des salariés des CR et CD se sont réunis au même moment pour plancher sur leur future collaboration, ils étaient prêts à travailler ensemble ! En novembre 2016, lors d’une AG extraordinaire, nous avons enfin validé le traité de fusion que nous avions rédigé ensemble, sur le modèle que nous avait fourni la FFH, le comité Handisport Grand Est était né ! Le comité directeur fonctionne avec six membres, les trois anciens présidents de régions, et les trois vice-présidents responsables de territoire. Le 25 février 2017, le comité a vécu sa première AG élective, cela s’est très bien passé. Nous sommes partis sur le schéma proposé par la FFH, à savoir 24 élus, dont un médecin avec droit de vote. Nous avons respecté l’obligation d’avoir 40% de femmes. Nous avons établi un budget prévisionnel, mais nous allons vers l’inconnu. Il va falloir maitriser tout ça et travailler. Nous avons franchi la première étape, la fusion, maintenant nous devons apprendre à vivre ensemble, c’est sans doute le plus dur ! La fusion n’est pas chose facile, à certains moments il y a eu des incompréhensions, mais nous avons toujours communiqué et trouvé les solutions. // M. Mainguy

Infos : www.handisport-grandest.org