Maxime Montaggioni, la glisse à l’état pur

Salarié à la Régie Ligne d’Azur, Maxime Montaggioni partage son temps entre sa vie professionnelle et le snowboard. Les pistes de Pyeongchang en Corée du Sud, théâtre des Jeux Paralympiques d’hiver en 2018, seront sans doute témoins de ses futurs exploits.

Trois mots pour te définir ?
L’humour, car c’est important pour mon équilibre. Dans la vie, je m’ennuie si je ne rigole pas ! Ambition, aussi bien sur le plan sportif que professionnel, car avant de me lancer dans le snow, j’avais quelques projets professionnels. Maintenant, j’ai tendance à favoriser l’aspect sportif. Enfin, je dirais extrême car j’adore tout ce qui est sport extrême.

Qu’as-tu dans ton sac de sport ?
J’ai toujours une petite collation, ma bouteille d’eau, mon gant de rechange ainsi qu’un kit de tournevis, histoire d’avoir toujours de quoi réparer mon matériel en cas de pépins !

Ton pire souvenir en compétition ?
C’était en Coupe du Monde 2015 à Landgraaf lors de ma deuxième course où j’ai terminé 4e. Une grosse déception car une année avant, j’avais fini à la même place. J’ai eu l’impression de ne pas avoir progressé.

Le sport que tu ne pratiqueras jamais ?
La voile, tout simplement parce que j’ai le mal de mer. Petit, en allant en Corse avec mes parents, je me suis rendu compte que les sports se pratiquant sur l’eau ne seraient pas fait pour moi !

Ton premier réflexe après une compétition ?
À la fin d’un run, je me jette sur le tableau des résultats pour voir si j’ai amélioré mon temps ! Je m’hydrate aussi beaucoup à la fin de mes courses. En rentrant sur Nice, la première chose que je fais est de retrouver mes proches.

À quoi te dopes-tu ?
J’ai un petit faible pour les jeux vidéo. C’est une activité qui me détend et qui me permet de décompresser un peu.

Ton dernier fou rire ?
Un fou rire mémorable avec une collègue de travail. On a parlé de Mimi-siku, mais je ne peux en dévoiler plus sur les détails de ce fou rire !

À 10 ans, ton futur métier c’était quoi ?
Je me voyais dans l’armée ! Jusqu’à mes 18 ans, j’ai cru pouvoir faire carrière dans les forces spéciales mais passé la Journée d’Appel, on m’a dit que ce ne serait pas possible à cause de mon handicap.

Tu pars et tu quittes tout demain, où vas-tu ?
À la montagne ! L’Alaska en particulier car j’ai vu beaucoup de belles images à la télé et j’aimerais bien découvrir ses paysages et sa nature.

As-tu un rituel particulier avant une compétition ?
Regarder les réseaux sociaux. J’apprécie le fait de pouvoir penser à autre chose que la compétition. C’est un moyen de m’enlever un peu de pression et de dédramatiser la situation avant une course importante !
//S. Grandol

Biographie

  • 27 ans, né le 22 août 1989
  • Chargé de communication pour la Régie Ligne d’Azur.
  • Diplôme : Master 2 de communication Institutionnelle à l’IAE de Nice et Master 1 de communication/publicité à l’IDRAC Business School de Nice
  • Club : Licencié au club ANICES (depuis 2014)
  • Équipe de France handisport : membre depuis avril 2016

Palmarès

  • 2013 : 3e aux Championnats du Monde de Para-snowboard à Lausanne (Suisse)
  • 2016 : Champion de France de para-snowboard cross aux Angles et de para-bank slalom à Samoëns
  • 2017 : Vice-champion du monde de para-snowboard cross et champion du monde de para-bank slalom à Big White (Canada)