Handisport Le Mag'

CÔTÉ SANTÉ

LA LUTTE CONTRE LE DOPAGE

La lutte contre le dopage est l’une des priorités de la Fédération Française Handisport. Le Docteur Philippe Ghestem mène cette mission depuis sept mois, en tant que délégué fédéral pour la prévention et la lutte contre le dopage. Spécialiste en médecine et traumatologie du sport, il nous présente ses missions et les objectifs pour handisport dans les mois à venir.

Quelles-sont les priorités de la Fédération dans la lutte contre le dopage ?

Notre objectif est de n’avoir aucun contrôle positif, un idéal de « sport propre » ! Bien entendu cela passe par un travail de prévention et d’information. Nous travaillons au plus près des athlètes et des jeunes afin d’éviter les éventuelles conduites dopantes, ainsi que les tendances addictives, telles que les prises injustifiées de compléments alimentaires. Il faut que chacun ait bien en tête que les miracles n’existent pas, le sport c’est du travail, de la préparation. Cela peut être parfois difficile, car les tentations sont nombreuses, notamment sur internet. Le travail principal de la commission de lutte contre le dopage au sein de la FFH est d’être à l’écoute des sportifs, notamment quand ils ont une question sur un produit. Nous essayons toujours de les orienter vers des solutions garanties telles que le label « Sport Protect ».

Comment entretenez-vous le contact avec les sportifs ?

Nous essayons de nous rendre sur des compétitions sportives importantes, et d’entretenir le contact avec les régions. C’est un travail de fond, de répétition. Nous n’avons pas forcément le beau rôle car nous tenons un discours moralisateur qui n’est pas toujours bien reçu, notamment par les plus jeunes. Mais c’est comme ça, c’est notre rôle et on s’y tient.

Quel est votre rôle en cas de contrôle positif d’un sportif ?

Je prépare le dossier qui sera présenté à la commission dopage, instance qui a la charge de statuer sur les cas de chacun. J’ai également un rôle de conseil auprès du sportif, s’il a déjà été contrôlé positif, je lui donne des conseils pour son avenir, afin qu’il n’y ait pas de récidive.

Comment envisagez-vous Rio 2016 ?

Nous allons essayer d’examiner, avec la DTN, l’ensemble des dossiers médicaux des sportifs, pour voir notamment si leurs traitements sont dans les règles, leurs AUT (Autorisations d’Usage à des fins Thérapeutiques) effectuées, afin qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises. Et puis nous allons faire de la pédagogie, avec quelques règles élémentaires comme ne pas faire d’auto-médication, ne pas boire l’eau du robinet à Rio, prendre uniquement de l’eau en bouteille… C’est tout cela la lutte contre le dopage ! // M. Mainguy

Plus d’infos : www.afld.fr
Contact : antidopage@handisport.org


Les commissions médicale et dopage mènent conjointement des actions de prévention contre les risques du dopage tout au long de l’année.