ADRIEN CHALMIN - RENVOI AU COLLECTIF

Capitaine de l’équipe de France de rugby fauteuil, Adrien Chalmin parle le langage de la balle ovale depuis toujours. Repéré très jeune, il a joué parmi les valides aux côtés des plus grands de sa génération. Un accident brisera cette première carrière, mais pas son esprit rugby. Handisport sera sa reconversion, le capitanat une évidence.
Trois mots pour te définir ?
« Rigoureux » car la rigueur s’impose dans mon sport, j’ai aussi gardé celle que j’avais en tant que joueur professionnel auparavant. « Collectif » car, en tant que capitaine, j’aime que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice. Et enfin « Passionné », pour moi c’est valable pour tout : le rugby, mon travail, ma vie sentimentale…
Qu’as tu dans ton sac de sport ?
Une paire de gants, deux rouleaux de scotch, une bombe anti-adhésive, des barres de céréales protéinées, et pour le reste, c’est le bordel !
Ton pire souvenir en compétition ?
Quand je jouais avec les valides, en 2000, une défaite en demi-finale du Top 14 avec l’ASM Clermont. On s’était mis beaucoup trop de pression, résultat, nous avons perdu de 40 points contre Toulouse. Mais ce type d’expérience m’a finalement beaucoup appris pour la suite.
Le sport que tu ne pratiqueras jamais ?
Question pas évidente car j’aime tous les sports. Mais, je dirais l’équitation, car la seule fois où j’en ai fait, je suis tombé de mon double poney, j’ai alors compris que je ne serais pas très talentueux pour ça.
Ton premier réflexe après une compétition ?
Appeler ma masseuse pour un rendez-vous de récupération dans la semaine. Cela me permet de préparer les échéances suivantes et de préserver mes épaules.
À quoi te dopes-tu ?
À la passion, au plaisir que je prends à pratiquer ce sport, à partager les victoires mais aussi les échecs avec mes coéquipiers. Je me dope au plaisir de vivre en collectif.
Ton dernier fou rire ?
Cela remonte au dernier stage avec l’équipe de France. Chacun devait apporter des spécialités de sa région. Je ne m’en rappelle plus tellement la raison, mais ce fut un fou rire collectif.
À 10 ans, ton futur métier c’était quoi ?
Rugbyman professionnel. L’ASM Clermont était déjà mon club depuis tout petit, je suivais mon père sur les terrains.
Tu pars et tu quittes tout demain, tu vas où ?
En Nouvelle-Zélande, j’y suis déjà allé en touriste et avec mon club valide, ce pays m’a touché par sa beauté. Cela pourrait aussi être le Maroc, j’aime la culture de ce pays, et il y a plein de projets à réaliser là-bas pour aider le handicap à sortir de l’ombre.
As-tu un rituel particulier avant une compétition ?
Je me concentre sur l’objectif et l’aspect collectif en encourageant mes équipiers, en détectant les petites faiblesses... Je relativise beaucoup, je sais que rien n’est d’ordre vital, même si je sais que je vais donner mon maximum pour toute l’équipe. // M. Mainguy
BIOGRAPHIE
29 ans, né le 21 juillet 1986
Profession : manager
Club : ASM rugby fauteuil (2005)
Equipe de France valide : membre des – 17 ans, - 18 ans et - 19 ans
Equipe de France handisport : membre depuis 2008
PALMARÈS
2011 : 4e place au Championnat d’Europe (capitaine de l’équipe de France)
2012 : 8e aux Jeux Paralympiques de Londres 2012. Vainqueur de la Champions Cup
2013 : 13e au Championnat d’Europe
2014 : 9e au Championnat d’Europe
