Handisport Le Mag'

QUAND HANDISPORT REVISITE LE SPORT

 © G.Picout / Ligue Rhône-Alpes Handisport

Un fauteuil spécifique, avec les roues inclinées et une main courante pour évoluer en toute sécurité pour les basketteurs, un ballon avec des grelots pour les joueurs de cécifoot, deux rebonds autorisés au tennis où là encore tous les joueurs jouent en fauteuil roulant : le handisport n’hésite pas à adapter les règlements de certains sports pour les ouvrir au plus grand nombre. Le mouvement a également créé des disciplines répondant aux aptitudes des personnes les plus lourdement handicapées, afin que ces dernières puissent exploiter le maximum de leur potentiel physique et garder une vraie autonomie dans leur pratique. Comme l’explique Jean Minier, le directeur technique national de la Fédération Française Handisport, l’instance doit être le phare du respect du handicap.

La Fédération Française Handisport a pour volonté de laisser le moins de monde possible sur le banc de touche. En loisirs, comme en compétition, l’instance essaie d’offrir un éventail de disciplines large et complet permettant à chacun de progresser quel que soit son handicap.

Sans tomber dans l’absurde, le mouvement oeuvre au quotidien pour faciliter l’accès aux pratiques sportives à toute personne en situation de handicap. Par exemple, la FFH siège au syndicat des remontées mécaniques pour apporter son expertise. « Nous faisons ainsi homologuer le matériel adapté par le syndicat » développe Jean Minier, « On travaille pour faciliter l’accès au plus grand nombre. C’est avant tout une mission d’intérêt général ! Comme lorsque l’on apporte notre regard à des clubs de karaté, un sport qui n’existe pas au sein de la FFH, pour leur permettre d’accueillir des personnes en situation de handicap dans les meilleures conditions et en toute sécurité. »

La FFH a aussi maintenu en vie des disciplines désuètes chez les valides, car elles étaient attrayantes pour une partie de la population en situation de grand handicap. Dans d’autres cas, la démarche est différente. Les pratiquants n’ont pas touché aux règles ou imaginé de nouveaux gestes, ils ont simplement créé des sports qui répondaient aux attentes de personnes en situation de grand handicap. Handisport Mag a décidé de mettre l’accent sur quatre de ces disciplines pratiquées uniquement en handisport : la boccia, le foot-fauteuil électrique, le torball et le rugby fauteuil

LA BOCCIA : UN SUCCÈS INCONTOURNABLE

 © G.Picout / LRAH

Découverte de la boccia lors des journées UNSS organisées en mai dernier à Ance, Rhône-Alpes

La boccia est un dérivé de la pétanque. Sport paralympique depuis 1984, la discipline s’est développée en France à partir des années 2000. Elle a pris son essor chez les jeunes. « À partir de 2001, elle fut au menu des Jeux de l’Avenir et du Grand Prix des Jeunes », explique Sophie Ternel, directrice sportive. « Pratiquée initialement de manière très simpliste dans les centres, la boccia s’est fait une place au sein du mouvement Handisport en fin d’année 2006, lorsque la commission a vu le jour. » Les adeptes ont alors adopté les règles internationales lors des championnats de France et des compétitions officielles. Toutefois, le sport se pratique aussi en loisir. Avec 1 625 licenciés, il est devenu incontournable.

« La mise en place de la commission a permis aux jeunes de trouver une continuité à leur pratique. Parallèlement, des adultes s’y sont également mis », se réjouit Sophie Ternel qui précise que la boccia se joue en individuel et par équipe.

Handisport a réinventé le champ des possibles”

Si elle s’adresse aux personnes lourdement handicapées, la boccia répond particulièrement aux problématiques des IMC. « C’est un sport où ils peuvent faire parler la totalité de leur potentiel et l’ensemble de leurs aptitudes physiques, insiste la référente. Nous prenons en compte les spécificités de nos adhérents en créant des filières de pratique adaptées à chacun. » Une démarche vérifiée au niveau national et international.

L’une des particularités de ce sport est qu’il faut parfois avoir deux encadrants pour un joueur. « Nous nous adressons à des personnes dont le niveau d’autonomie peut ne pas dépasser 10 % dans leur vie quotidienne », détaille Sophie Ternel. « Intégrer les éducateurs à la pratique n’est pas aller contre le développement de leur autonomie, c’est faire valoir notre expertise pour, au contraire, aider les athlètes à s’exprimer à 100 %. »

Ainsi, Sophie Ternel et son équipe veillent au respect de certains critères fondamentaux lorsqu’ils organisent des épreuves. « Nous faisons par exemple attention au temps de récupération entre les matches, aux horaires de compétition car un joueur ne peut pas terminer son épreuve trop tard le soir. Un encadrant a besoin, en moyenne, d’une heure et demie pour le préparer avant de le coucher. De même, il est impossible de prévoir de pauses déjeuner de moins de 90 minutes… »

Toutes ces attentions indispensables expliquent pourquoi la boccia continue de séduire autant de sportifs en situation de handicap important

© F.Pervillé

Tournoi international de cécifoot, Noisy-le-Sec, sept. 2014

LE FOOT-FAUTEUIL ÉLECTRIQUE MISE SUR L’EXCLUSIVITÉ

Milieu des années 80, des jeunes en situation de handicap de la Fondation Richard, à Lyon, décident de jouer au football, leur passion. Et ce malgré des pathologies très handicapantes qui les obligent à vivre au quotidien dans un fauteuil roulant électrique. Un gros ballon de kiné, des cale-pieds en guise de chaussures de foot et le tour est joué, ou presque. Les débuts sont sympas, mais demandent des adaptations. Difficile, voire impossible de jouer sur la pelouse. Alors le choix se porte sur les terrains de basket, à l’époque plus nombreux que ceux de handball.

La pratique est initialement confinée dans les centres. La Fondation Richard, Bondy et le centre Toulouse-Lautrec à Vaucresson organisent des rencontres les uns contre les autres. Les meilleures règles de chaque centre sont retenues. « C’est ainsi que les règles internationales ont vu le jour, explique Franck Croullière, directeur sportif du foot-fauteuil à la FFH. Chaque pays qui pratiquait est arrivé avec sa façon de faire et les meilleures idées ont été retenues. Avec trois critères : la sécurité, la logique du sport et le spectacle. » Le dernier point est grandissant grâce à une technologie plus sophistiquée. « Les fauteuils sont plus puissants, plus maniables et plus stables. Cela permet aux joueurs de réaliser de meilleurs gestes », se réjouit-il.

« Lorsque l’on croise un joueur de foot-fauteuil électrique dans la rue, il est dans 99 % des cas, impossible pour le commun des mortels de deviner qu’il est sportif, vante Franck Croullière. Pourtant, sur un terrain, le handicap est vite oublié. » D’autant que les organisateurs de compétitions nationales, souvent d’anciens joueurs, respectent les spécificités : jamais plus de trois matches par jour (40 minutes par rencontre) pour la récupération des sportifs et le temps d’autonomie des batteries de fauteuils, une commande à distance des joysticks pour stopper un fauteuil en cas de perte de contrôle inopinée et évidemment des lieux d’hébergement et de pratique totalement accessibles.

La FFH, qui a notamment organisée le mondial de la discipline en 2011 à Paris, est partie prenante dans le développement de ce sport. « Nous bénéficions des moyens de la commission », valorise Franck Croullière qui recense environ 700 licenciés sur le territoire français. À travers ces épreuves nationales et internationales majeures, chaque joueuse et joueur de foot-fauteuil peut vivre sa passion et se découvrir des perspectives inespérées. Comme sportif et comme personne. L’une des conséquences de la pratique est un gain d’autonomie important et une intégration évidente dans la société. « Pratiquer un sport est un moyen de rompre l’isolement, développe Jean Minier, de manière plus générale. Il est toujours bénéfique de se retrouver avec des pairs ayant les mêmes problématiques et avec des aînés capables de guider et de filer de bons tuyaux pour se construire. »

© Sportsfile

LE TORBALL, CE SPORT COLLECTIF OUVERT AUX DÉFICIENTS VISUELS

Le cécifoot, via les bons résultats obtenus entre 2009 et 2012, où les Bleus ont ramené l’argent paralympique de Londres, a gagné en visibilité… Mais le torball, discipline également dédiée aux déficients visuels, connaît aussi en France un vrai succès. « Adhérer à un sport collectif de ballon permet aux pratiquants de s’identifier à des joueurs de foot ou de sports collectifs reconnus. C’est paradoxal, mais ce sport plutôt réservé aux déficients visuels les aide à prendre confiance en eux, analyse Odyle Deleuze, professeur d’EPS dans un centre spécialisé Arc-en-Ciel, à Marseille. Cela développe ou renforce leur volonté de s’intégrer et à aller de l’avant. »

© G.Picout

Coupe du Monde de torball, Lyon 2008

Cette discipline, née en Allemagne après la guerre, est arrivée dans l’Hexagone au début des années 70. Mélange de volley et de handball, le torball se joue par équipe de trois coéquipiers qui sont en alternance attaquants, puis défenseurs. L’objectif : marquer des buts en lançant un ballon sonore à la main et au ras du sol. « C’est un vrai sport d’équipe, affirme Odyle Deleuze. Cela se matérialise par les stratégies verbales et non verbales travaillées à l’entraînement. »

La discipline, qui concerne 300 licenciés et 150 jeunes qui ne pratiquent qu’en centres, est le seul sport collectif, avec le Cécifoot, adapté aux déficients visuels sévères et aux non-voyants. « Dans une liste de six joueurs - trois seulement sur le terrain en même temps - deux joueurs peuvent être voyants. Mais ils portent un masque. Un seul, en revanche, ne peut être sur le terrain à chaque fois », détaille Odyle Deleuze. L’intégration est donc totale. D’autant que le torball réunit des déficients visuels, mais également des personnes ayant un handicap associé (IMC, tétraplégique).

Cette discipline s’adapte aux différents publics intéressés. Le ballon sonore, généralement de la taille d’un ballon de volley, peut être plus gros ou plus ou moins léger. Les règles peuvent également être un peu modifiées (notamment celles portant sur le temps). « Les encadrants doivent donc connaître parfaitement les différentes pathologies pour permettre la meilleure exploitation de la personne. » Le torball a permis à ces sportifs souvent réduits à un rôle de spectateurs, d’être acteurs. Comme joueurs ou même arbitres.

LE RUGBY FAUTEUIL, UNE ALTERNATIVE AU BASKET FAUTEUIL

© B.Mouridsen

Le staff néo-zélandais lors des championnats d’Europe de rugby-fauteuil, Danemark 2014

Le rugby fauteuil illustre bien les propos de Jean Minier quand le DTN explique que le mouvement n’a parfois pas hésité à revisiter les règles. Les ressemblances avec le rugby à XIII ou XV sont quasi nulles.

Ce sport se joue en effet avec un ballon rond et dans une salle. La discipline, née durant les années 70 au Canada et aux États-Unis, s’inspire du football américain et du hockey. « Le rugby handisport n’existe pas en version valide, pose Michel Terrefond, le directeur sportif de la discipline pour la FFH. Les règles du jeu ont été inventées pour les personnes handicapées. Néanmoins, on retrouve l’engagement et d’une certaine manière les regroupements. » La FFH apporte cependant son expertise à la fédération française de rugby en termes de formation et d’accueil des équipes handisport, comme cela peut-être le cas à Clermont-Ferrand au sein de l’ASM Clermont Auvergne.

Destiné plus principalement aux personnes tétraplégiques, le rugby fauteuil concerne environ deux cents adeptes qui ont trouvé dans ce sport une reconnaissance et un rôle majeur. « Ce n’est pas le cas au basket, où ces joueurs ont souvent une importance minime pour l’équipe, développe Michel Terrefond. On ressent, à l’image de la pratique des sports-co, une vraie solidarité entre les membres d’une équipe qui sont dans l’échange et l’entraide permanents. »

Ces disciplines 100 % handisport ont permis à des amateurs de sports de s’épanouir dans un domaine qui aurait pu leur sembler inaccessible. Plus que le sport, Handisport a réinventé pour une certaine partie de la population, le champ des possibles. // Julien SOYER

AVIS D’EXPERT

ADRIEN COROMPT, AU CHEVET DES FAUTEUILS DE L’ÉQUIPE DE FRANCE DE RUGBY

Les sportifs concernés par ces sports évoluent dans des fauteuils roulants spécifiques qui nécessitent une attention et un entretien de tous les instants. Adrien Corompt, 69 ans, routier à la retraite, est le « mécano » de l’équipe de France de rugby fauteuil depuis 2013. Cette mission, primordiale, caractérise totalement l’expertise de la FFH, d’autant que les fauteuils sont renforcés et différents selon le rôle du joueur (défensif ou offensif). Témoignage.

« J’ai découvert le rugby fauteuil car mon fils pratique à Bourgoin-Jailleu et en équipe de France. Il y a deux ans, je suis devenu le mécano des Bleus. Dans ma boîte à outils, on trouve des clés à molette de toutes les tailles : de la 19 pour les roulettes avant, aux diamètres les plus grands. Il me faut aussi quelques clés spécifiques pour les fauteuils fabriqués aux États-Unis. J’ai aussi des tournevis, des pinces, des marteaux… Pas de scie en revanche ! Si les crevaisons et/ou changements de pneus et de chambres à air sont les plus fréquents, je dois aussi réparer des roulettes anti-bascule, des pivots. Renforcées par les constructeurs, ces pièces sont désormais plus solides. Globalement, l’évolution des fauteuils n’a pas engendré de changements majeurs dans les interventions. Lors des championnats d’Europe B, disputés à Prague, j’ai quand même dû changer des roulettes, cassées, juste avant le début d’un match. Je n’ai eu que très peu de temps pour oeuvrer. »

© Tomas Lisy

ENTRETIEN AVEC JEAN MINIER

Le Directeur Technique National de la Fédération Française Handisport, Jean Minier, évoque comment selon lui, le mouvement handisport revisite le sport. Même si certaines disciplines handisport ne se pratiquent pas en valide, on y retrouve des principes fondamentaux du sport issus de la formation et de la culture des cadres qui les organisent.

La légitimité de la FFH ne se situe-t-elle pas dans sa capacité à organiser et créer des disciplines qui répondent aux besoins et aux souhaits des personnes touchées par de très lourds handicaps (boccia, foot-fauteuil, torball…) ?

Non. Le contrat de la Fédération Française Handisport est de permettre au plus grand nombre de pratiquer du sport. Cette volonté se manifeste à travers deux démarches légitimes : adapter dans la mesure du possible les règlements des sports traditionnels pour les ouvrir à des personnes en situation de handicap, et créer des sports qui répondent aux capacités des personnes les plus lourdement handicapées souhaitant pratiquer une activité sportive. Concrètement, nous avons décidé d’accorder deux rebonds au tennis et/ou d’interdire le service vers les petits côtés pour les rencontres de tennis de table entre joueurs en fauteuil roulant. Mais nous avons aussi su nous affranchir des canons du sport traditionnel pour mettre sur pieds des disciplines qui ne se pratiquent qu’en handisport. Dans le premier cas, nous avons adaptés les règles d’un sport préexistant pour l’ouvrir au plus grand nombre. Dans le second, nous avons imaginé un sport susceptible de répondre à une catégorie de la population qui ne s’épanouissait, en raison de leur handicap, dans aucune pratique sportive existante.

Le mouvement handisport a-t-il réinventé le sport ?

Je préfère dire qu’il revisite le sport. Par exemple, en tennis, le revers inversé n’existe qu’en handisport. De même pour la chandelle rétro en tennis de table. On n’en voit jamais en valide. En ce qui concerne le rugby fauteuil, le foot-fauteuil électrique ou encore la boccia et le torball, ces sports qui n’existent pas en valide, nous retrouvons quand même les principes fondamentaux du sport.

"La FFH refuse la banalisation du handicap”

Nous avons, nous les cadres sportifs, une culture, une formation de base assez commune. Le torball est de la famille du handball. Le foot-fauteuil électrique s’appuie sur des règles du foot traditionnel. Le rugby fauteuil n’est pas sans rappeler par certains aspects le football américain.

On a parfois apporté des adaptations un peu osées au profit de l’épanouissement des personnes autour d’une pratique autonome, attrayante et intéressante à suivre pour le public. La FFH refuse la banalisation du handicap. L’une de ses missions est de s’intéresser aux différences en les accompagnants dans les pratiques en fonction des aptitudes.

On ne peut donc pas adapter tout et n’importe quoi… ?

Exactement. Nous appliquons le principe de « raisonnabilité ». On ne peut pas tout faire au nom du handicap. Par exemple, le tennis pour déficients visuels n’a pas de sens. En revanche, l’intérêt d’une fédération handisport, qui a brassé un panel de sports très large, se justifie dans sa capacité à maintenir au goût du jour des activités tombées en désuétudes. Je pense à la sarbacane ou à la fléchette pendulaire. La première n’est plus pratiquée qu’en handisport. La seconde est spécifique à notre mouvement.

RENCONTRE

NICOLAS CRAIL, QUAND LE MAÎTRE DEVIENT L’ÉLÈVE

Étudiant en première année de psychomo-tricité à Marseille, Nicolas Crail, 21 ans, a décidé d’oeuvrer au contact de sportifs handicapés. En octobre dernier, il s’est mis au torball. Il est l’un des deux voyants de l’équipe de Marseille. « Je ne connaissais pas le milieu du handicap mais j’adore le sport, collectif notamment », explique-t-il. Alors il a rejoint l’équipe de torball, où les valides jouent les yeux masqués. « C’est perturbant car on n’a pas l’habitude. Mais c’est très formateur et intéressant de se mettre à la place des personnes avec lesquelles on va travailler, reprend l’étudiant. Cela permet de mieux cerner leur quotidien, leurs possibilités et leurs besoins. » La notion d’intégration pour les sportifs en situation de handicap est également très forte. Cette fois, ils sont ceux qui conseillent les valides. « Le maître endosse donc le statut d’élève », confirme Nicolas Crail qui a disputé, fin juin, la Coupe de France à Besançon avec Marseille

Sophie est une collaboratrice SFR qui s’est engagée au sein de la Fondation. Parce que pour elle, le numérique doit être une chance, elle soutient le projet « Assoclic » de Jennifer et de l’association Ateliers Sans Frontières en donnant de son temps et de son expérience.

Davia est cliente SFR. Tout comme plus de 4 000 clients, elle a donné ses bonus fidélité du Pacte pour soutenir l’engagement d’Ateliers Sans Frontières dans ses projets numériques.

Jennifer est Chef de projet « Assoclic » pour Ateliers Sans Frontières. Tous les jours, elle contribue à accompagner des personnes en insertion professionnelle, comme Cyril et les 60 autres salariés de l’association, pour faire du numérique un tremplin vers un emploi durable.

Cyril travaille à Ateliers Sans Frontières. «En charge de la logistique, je recycle et revalorise du matériel informatique qui est ensuite redistribué afin d’équiper d’autres projets solidaires. Ça m’a redonné goût au travail ».