ROMAIN BENNETEAU
PASSION ARBITRAGE

L’arbitrage, une vocation rare pour les jeunes sportifs. C’est pourtant la voie qu’a décidé d’emprunter Romain Beneteau, arbitre depuis l’âge de 14 ans. Volontaire sur une compétition de foot à 5 handisport à Brest, sa ville natale, il a découvert un monde qu’il qualifie de « différent ». Il poursuit aujourd’hui sa section arbitrage à Rennes où il espère, épouser une belle carrière professionnelle autour de la passion, de la performance et du respect. Trois valeurs qui comptent pour lui.
BIOGRAPHIE
ROMAIN BENETTEAU
- 16 ans, né le 26 janvier 1999 à Brest.
- Diplôme d’arbitre obtenu en mai 2013. Premier match arbitré en janvier 2014. Seconde Générale au Lycée de Bréquigny à Rennes.
Pourquoi as-tu choisi de devenir arbitre plutôt que joueur ?
À la base, mon niveau footballistique n’est pas énorme. L’arbitrage est quelque chose qui m’a toujours intrigué. Lorsque j’allais voir un match de foot, je regardais l’arbitre, et son rôle sur le terrain m’a tout de suite intéressé. J’ai alors demandé, par le biais de mon club, comment on faisait pour devenir arbitre, j’ai passé mes formations et après la réussite à l’examen, j’ai pu devenir arbitre.
As-tu été inspiré par un arbitre en particulier ?
Maintenant que je pratique, je regarde beaucoup plus l’arbitre pendant un match. En France, j’aime beaucoup Stéphane Lannoy qui est un des meilleurs de Ligue 1. Sinon au niveau international, Pierluigi Collina qui a été le maître de l’arbitrage à son époque. On nous dit de nous inspirer des arbitres plus expérimentés que nous en prenant ce qu’on aime bien chez eux, tout en l’adaptant à notre manière d’arbitrer. Le but est avant tout d’avoir sa propre personnalité, en évitant de copier celle des autres.
Qu’as tu pensé de l’événement handisport auquel tu as participé ?
Je me suis rapidement dit que ça pouvait être une bonne expérience car je considère qu’ils ne sont pas si différents que les footballeurs valides, qu’ils savent jouer au foot, donc pourquoi ne pas essayer ! Au départ, l’aspect handicap m’a un peu freiné mais au fil de la journée de compétition, on a pu sympathiser avec les encadrants et aussi avec les joueurs.
Quelles différences as-tu ressenti par rapport à un match entre les sportifs valides ?
Lors des premiers matchs, je me sentais un peu loin des joueurs alors que d’habitude, j’ai directement un bon feeling. Mais après quelques rencontres, le contact s’est fait facilement car ils sont très accessibles ! L’état d’esprit est carrément différent par rapport à un match entre deux équipes valides, il n’y pas une seule contestation de nos décisions. Il faut aussi être beaucoup plus attentif à un joueur handicapé, car dès qu’il y en a un qui tombe, il vaut mieux arrêter le jeu. Avec eux, nous étions beaucoup plus préventifs.
Serais-tu prêt à renouveler l’expérience ?
Si je peux refaire ce genre d’événement, moi je dis oui tout de suite ! Je serais prêt à y retourner si on refait appel à moi car ça m’a beaucoup plu. Mais je souhaite aussi continuer à évoluer dans l’arbitrage de matchs pour valides car je commence à bien progresser et à arbitrer des matchs de haut niveau. //S. Grandol
