HANDISPORT magazine
N°147 Mars - Mai 2012
Revue officielle de la Fédération Française Handisport
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Sommaire

ÉDITOS
POINT DE VUE - LA ROCHELLE SONNE SON RASSEMBLEMENT !
ZAPPING - L'ACTU DES SPORTS
L'EXPLOIT - RUGBY-FAUTEUIL
L'AGENDA
L'INVITÉ DU MAG : YVES FOUCAULT
BIO & REPÈRES - YVES FOUCAULT
L'ÉVÉNEMENT : PÔLE FRANCE JEUNES BASKET
3 QUESTIONS À FRANCK BELEN
LE DOSSIER : INFIRMES MOTEURS CÉRÉBRAUX - LA THÉORIE DES MULTIPLES…
LE DOSSIER - ÉQUIPE DE FRANCE
AVIS D’EXPERT - GRÉGORY GERVAIS
ENTRETIEN AVEC LUDOVIC BUANEC
LEXIQUE
EXPÉRIENCE : FORMATIONS EN MARTINIQUE - MARYSE ET ELLA, QUALIFIÉES !
EXPÉRIENCE CNFH
MOUVEMENT - L'ACTU FÉDÉRALE
BAROMÈTRE AVRIL 2012
RÉTRO - FAUTEUIL MANUEL 2.0
MOUVEMENT - EN RÉGIONS
MOUVEMENT - L’AVIS DES CLUBS
HOMMAGE JEAN-BERNARD PIERA - L’ÉDIFICE PERD UN DE SES PILIERS
SUCCÈS - AVEC MALAKOFF MÉDÉRIC : TOUS SUPPPORTERS !
RÉZO - LES NEWS DU RÉSEAU
DÉCALAGE - SÉBASTIEN MOBRÉ
BIOGRAPHIE SÉBASTIEN MOBRÉ
LES EXPERTS - NOUVELLE CLASSIFICATION JEUNES
AVIS D’EXPERT - Cataldo Agnello
LA QUESTION QUE TOUT LE MONDE SE POSE
TESTÉ ET ADOPTÉ - TESTÉ ET ADOPTÉ - SAINT-GILLES CROIX DE VIE : TOUS À LA PLAGE !
COUPS DE COEUR - À DÉCOUVRIR DE TOUTE URGENCE !
PROLONGATIONS
DANS LE MAG’ PROCHAINEMENT


ÉDITOS

ENTREZ DANS LE MOUVEMENT !
Par Gérard Masson, Président de la Fédération Française Handisport

 Si notre mouvement se développe dans sa qualité d’accueil et dans sa capacité à élargir l’offre de pratique sportive au plus grand nombre, nous sommes cependant forcés de constater la relative stagnation des statistiques sur l’arrivée de nouveaux adhérents.
 Malgré tous les efforts déployés au sein de nos Comités Régionaux et Comités Départementaux et malgré une meilleure communication dans notre réseau, nous n’enregistrons toujours pas de frémissement significatif. Ainsi, nous allons mettre en oeuvre – dans les tout prochains jours – un plan de développement des adhésions que nous voulons à la fois lisible, concret et efficace.
 Les mesures porteront sur plusieurs fronts avec en premier lieu une assistance accrue en terme de communication et de recrutement auprès de nos 1 200 clubs. Nous éditerons pour la prochaine saison sportive un guide pratique dans lequel chaque dirigeant pourra s’inspirer du projet fédéral pour savoir comment recruter de nouveaux adhérents, comment mieux s’organiser et comment se développer. D’autres mesures ou propositions seront effectuées prochainement concernant notamment l’attraction de la licence, le développement en direction du milieu scolaire, du milieu médical ou paramédical, ou encore auprès des grandes associations en charge du handicap.
 Nous ne rappelons pas assez l’importance de s’affilier à la fédération. En effet, il ne faut pas croire que les licences sont uniquement réservées à l’élite sportive ou au haut-niveau, celles-ci ont une signification toute autre : le développement de soi, la création d’identité au sein d’une équipe, le sentiment d’appartenance à un groupe et à des valeurs communes. Aujourd’hui, les grandes avancées du mouvement en termes de développement des pratiques et des équipements sportifs doivent inciter les plus frileux à passer le pas de l’affiliation.
 Ce défi là, nous ne pourrons le relever que tous ensemble, car il s’agit tout simplement de l’avenir direct de notre mouvement.

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POINT DE VUE - LA ROCHELLE SONNE SON RASSEMBLEMENT !

Par Jean Minier, Directeur technique national
 Du 11 au 14 avril se déroulent à La Rochelle « Les Journées nationales Handisport 2012 ». Un rassemblement novateur de la famille handisport, autour de l’Assemblée Générale annuelle, pour échanger, s’informer ou se former entre autres lors de conférences, tables rondes et forums avec les élus des structures fédérales, les techniciens, les entraîneurs, les sportifs et les bénévoles.
 De nombreuses causes ont entraîné, au fil du temps, une relative perte d’unité de notre mouvement. La structure même de notre fédération, multisports et multi handicaps, les évolutions sociales récentes (culte de l’urgence, dogme de la performance, montée de l’individualisme, développement d’une attitude « clientéliste », désengagement individuel de la vie associative…), les exigences croissantes du haut niveau dans chaque discipline et le processus d’intégration en marche, sont, sans aucun doute, parmi les plus importantes.
 Plus que jamais, la Fédération Française Handisport, forte de son histoire, originale par l’étendue de sa diversité, fière des combats menés pour faire reconnaître les droits et la valeur de ses sportifs, riche de tous les hommes et femmes qui lui ont apporté leur compétence et leur passion, est mise au défi d’imposer son savoir faire, sa singularité et sa force collective. Il est temps pour cette fédération de se rassembler autour des valeurs qui lui ont permis de devenir ce qu’elle est. La créativité, l’ouverture d’esprit, l’authenticité, l’intelligence sociale, la solidarité, l’équité, la convivialité doivent rester au centre de notre démarche collective. S’il est une organisation sportive où l’humanisme doit avoir toute sa place, c’est bien à Handisport.
 Je vous attends nombreux à La Rochelle pour en discuter et pour bâtir ensemble l’avenir de votre fédération !

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ZAPPING - L'ACTU DES SPORTS

L'INFO
GRAND PRIX NATIONAL DES JEUNES 2012, VANNES LE GRAND-OUEST JOUE COLLECTIF !
 Du 16 au 20 mai prochain, la ville de Vannes sera le théâtre de la 8e édition du Grand Prix National des Jeunes. Trente délégations de jeunes sportifs âgés de 10 à 20 ans s’affronteront en équipes lors d’épreuves multisports. Le Comité Régional Handisport de Bretagne, le comité départemental du Morbihan et la Ville de Vannes sont fin prêts pour ce rendez-vous devenu incontournable !
 Fair-play, esprit d’équipe et solidarité sont incontestablement les maîtres mots de cette nouvelle édition du Grand Prix, organisé chaque année paire en alternance avec les Jeux Nationaux de l’Avenir. Trois jours durant, des jeunes venus des quatre coins de la France et d’Outremer en découdront par équipe pour obtenir le Saint-Graal. Regroupés par famille d’activités et avec une épreuve bonus, les sports proposés cette année s’intègrent dans le projet actuellement mené par le département jeunes et développement de la fédération : mettre à l’honneur les performances d’équipe, basées sur le mélange des classifications et non plus sur les performances individuelles. Valoriser les jeunes en évaluant les capacités fonctionnelles de chacun au service du collectif est le fer de lance de ce nouveau règlement.
 Ainsi, les jeunes ne tenteront plus d’apporter des points à leur délégation à l’issue d’épreuves individuelles mais bien en mouillant le maillot à l’unisson, toutes classes d’âge et de handicap confondues ! Ce temps fort de la saison jeunes est l’occasion pour les meilleures équipes d’établissements ou d’associations régionales de se confronter au niveau national, grande échéance pour les participants qui souhaitent détrôner le vainqueur en 2010, l’Adapt de Cambrai. De l’athlétisme à la boccia en passant par l’haltérophilie, les champions en herbe sont donc prêts à investir le Complexe sportif de Kercado et la piscine Vanocéa de Vannes et décrocher les étoiles !
// M.Watelle

ATHLÉTISME
 >> Avec trois titres (60 m, 200 m, longueur) Marie-Amélie Le Fur a marqué les championnats de France en salle à Eaubonne, le 18 février dernier, avec un excellent chrono de 27’’13 sur le 200 m. Chez les hommes, Clavel Kayitaré réalise le doublé 60-200 m.
 >> Le jeune espoir du demi-fond français, Jean-Baptiste Chirol est devenu champion de France de cross le 4 mars à La Roche-sur-Yon, en s’imposant devant le tenant du titre Louis Radius. Chez les féminines, Rosario Gangloff conserve sa couronne.

BASKET FAUTEUIL
 >> À quatre journées de la fin de la saison régulière, Meaux est en tête de la Nationale A, avec un petit point devant Le Cannet et Toulouse. Hyères est le quatrième prétendant aux play-offs.
 >> Le 11 février Meaux et Le Cannet ont obtenu leur billet pour la finale de la Coupe de France qui se tiendra à Bercy le 18 mai. Le Cannet accède ainsi à la première finale de son histoire, Meaux détient le titre depuis trois saisons.

CÉCIFOOT
 >> Le tirage au sort des groupes du tournoi paralympique a été effectué le 3 mars à Londres. Les Bleus rencontreront dès leur premier match, les brésiliens, champions paralympiques en titre, avant d’affronter la Chine vice-championne paralympique, puis la Turquie.

CYCLISME
 >> Pas de médaille aux Mondiaux sur piste à Los Angeles (9-12 février), mais trois places dans les dix pour Stéphane Bahier en poursuite (8e), sur le kilomètre (9e) et la vitesse par équipe (10e en compagnie de Benjamin Landier et Didier Leguesclou).
 >> Lors des championnats de France sur piste (4-5 février à Bordeaux), Cyril Ramassamy s’est fait remarquer en remportant la poursuite alors que le tandem Pommelet-Depecker doublait la mise sur la poursuite et le kilomètre.

FOOT-FAUTEUIL
 >> À l’issue de la quatrième journée de championnat D1, Villeneuve d’Ascq est en tête avec 7 points d’avance sur Lorient et Douai.

FOOT SOURDS
 >> Poiré sur Vie, Paris et Marseille ont rejoint Lyon en demi-finale de la première Coupe Rubens Alcais. Ces quatre équipes s’affronteront le 28 avril. Finale le 2 juin.
 >> Argenteuil, Lyon et Nancy sont en tête des zones 1, 2 et 3, à l’issue de la 11e journée du championnat de France. À quatre journées de la fin de la saison régulière, alors que Nancy et Vitry sont quasiment assurés de figurer en phase finale, ils sont encore quatre en zone 1 et 2 à pouvoir prétendre à une qualification.
 >> Argenteuil a remporté le championnat de France de futsal organisé à Bourges du 10 au 12 février. C’est le deuxième succès de cette équipe dans l’histoire de ce championnat créé en 1995.

JUDO
 >> En marge du Tournoi de Paris, s’est tenue l’A-G de l’Amicale des Internationaux de Judo. Les membres ont voté à l’unanimité l’entrée des sportifs internationaux handisport au sein de l’Amicale. Durant le tournoi, juste avant les finales, les meilleurs judokas handisport ont été présentés au public de Bercy et au Ministre des sports, David Douillet.

NATATION
 >> Comme en 2011, c’est l’Aquitaine qui a remporté le Championnat de France des régions. Vainqueurs des classements hommes et femmes, les aquitains ont logiquement remporté le titre mixte avec 436 points. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a pris la seconde place dans les trois classements.

RUGBY FAUTEUIL
 >> L’équipe de France rebaptisée « les mousquetaires », dans le cadre de sa participation à la Champions League, a pris la tête de cette compétition à l’issue de la première journée organisée mi-février à Heidelberg, en Allemagne.

SKI
 >> Pour la première fois, les championnats de France alpin et nordique se sont tenus conjointement en février à Chamonix. Ils ont récompensé à deux reprises Marie Bochet et Cyril Moré (slalom et géant), alors que Romain Rosique et Thomas Clarion, guidé par Julien Bourlat, ont dominé les trois épreuves de fond.
 >> À l’issue de la finale de la Coupe du Monde de ski alpin, à Panorama, la France avec ses sept globes décrochés en individuel et ses neuf skieurs classés a obtenu la deuxième place au classement des nations. Marie Bochet à l’issue d’une saison exceptionnelle se voit ainsi décerner pas moins de quatre globes de cristal. Vincent Gauthier-Manuel remporte trois globes.
 >> En nordique, la paire Clarion-Bourlat est montée à trois reprises sur les podiums de Coupe du monde (argent sur biathlon court et 10 km skate, bronze sur 20 km classique).

TENNIS
 >> Les championnats de France ont permis à Stéphane Houdet de remporter un nouveau titre. Il a dû batailler ferme contre Nicolas Peifer lors d’une finale très serrée. Chez les féminines, en l’absence des meilleures françaises pour cause de sélection en équipe de France, deux jeunes joueuses se sont disputées le titre, avec au final la victoire de Pauline Halouin sur Juliette Watine.

TIR SPORTIF
 >> À l’issue du Championnat de France 10 m à Chambéry (30 janvier - 4 février), se sont particulièrement illustrés dans leurs catégories respectives, Bernard Lamoureux, avec trois titres au pistolet, Michel Kuhn, trois titres en carabine et Raphaël Voltz à la carabine.

TORBALL
 >> Les Clermontoises ont pris la tête de la D1 à l’issue des matches « aller ». Elles devancent Marseille, champion de France en titre, Lyon pointant à la 3e place provisoire.
VOILE
 >> Pour la troisième fois de sa carrière, Damien Seguin (photo) a remporté le titre mondial en 2.4 dans les eaux de Port-Charlotte en Floride (8-16 janvier), avec 17 points d’avance sur le second. En sonar, l’équipage composé de Bruno Jourdren, Eric Flageul et Nicolas Vimont-Vicary, obtient la médaille d’argent.
VOLLEY SOURDS
 >> Mulhouse tient la tête du championnat masculin de National 1 à l’issue de la cinquième journée, devant Sèvres-Anxaumont et Ronchin. Chez les femmes, Ronchin devance le CSSM Paris et le Stade Français après trois journées.

Rédaction : A.Daviré, R.Goude //
Retrouvez tous les résultats sportifs sur www.handisport.org

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L'EXPLOIT - RUGBY-FAUTEUIL

CARQUEFOU DÉTRÔNE TOULOUSE
 À l’issue d’un parcours sans faute, les Mambas de Carquefou ont mis fin à trois saisons de domination toulousaine. Une performance qui marque peut-être le début d’une nouvelle ère, avec la présence du jeune club de Cap Saaa Paris sur la deuxième marche du podium. Dès la première journée, programmée les 21 et 22 janvier, les Mambas à domicile, ont marqué les esprits, en remportant les quatre matches inscrits à leur programme. Toulouse triple champion de France en titre avait alors été le club le moins dominé avec 14 points concédés à l’issue du temps réglementaire.
 Certes les toulousains ont opté cette saison pour la mise en place de deux équipes homogènes, mais Carquefou a bel et bien dominé son sujet. Sur les terres du champion de France en titre, les 25 et 26 février, la passation de pouvoir était inéluctable, malgré la bonne prestation de CAPSAA Paris battu de deux petits points. Meilleure défense et meilleure attaque, Carquefou s’est emparé du titre national, Toulouse étant relégué à la troisième place derrière les Parisiens.

// A.Daviré
Plus d’infos : www.sportethandicaps.com

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L'AGENDA

AVRIL
14 >> 15 : Basket Championnat de France Nat. 1 A, B, C et Nat. 2
15 : Athlétisme Marathon International IPC de Paris
19 >> 22 : Tennis Championnat de France Interclubs à Anthony (92)
20 >> 22 : Basket Championnat de France Nat 1 A, B, C et Nat 2
21 >> 28 : Voile Semaine Olympique Française à Hyères (83)
26 >> 29 : Escrime Coupe du Monde de Montréal (Canada)
27 : Athlétisme Meeting International IPC de Bordeaux (33)
28 : Foot Sourds demi finale de la Coupe de Rubens

MAI
5 : Tennis de table Championnat de France par équipe à Argentan (61)
5 >> 6 : Rugby Champion’s League à Heidelberg (Allemagne)
8 : Athlétisme Meeting International IPC (Aix-les-Bains)
12 >> 13 : Basket Play off Nat A demi finale aller
16 : Athlétisme Meeting International (La Courneuve, 93)
16 >> 20 : Multisports Grand Prix National des Jeunes à Vannes (56)
17 : Escrime Coupe du Monde à Lonato (Italie)
18 : Basket Finale de la Coupe de France à Bercy (Paris)
21 >> 27 : Tennis Coupe du Monde par équipe à Séoul (Corée du nord)
25 >> 27 : Cyclisme UCI World Cup Para Cycling Road à Rome (Italie)
26 >> 27 : Foot Sourds Phase finale du Championnat de France à Nantes (44)
26 >> 28 : Équitation Championnat de France et critérium de Vincennes (94)
26 >> 28 : Tennis de table Championnat de France Open (Ceyrat, 63)
28 >> 29 : Escrime Championnat de France à Nantes (44)
30 >> 01 : Tennis Tournoi de Roland Garros

JUIN
1 >> 3 : Cécifoot Phase finale du Championnat de France à Bordeaux (33)
2 >> 3 : Basket Play off Nat A Finale Aller - Finale Nat 2
7 >> 9 : Tennis de table Internationaux de France à Nantes (44)
9 : Athlétisme Championnat de France Interclubs à Pontarlier (25)
9 >> 10 : Basket Play off Nat A finale retour

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L'INVITÉ DU MAG : YVES FOUCAULT

RETOUR PARALYMPIQUE

 La Fédération Française du Sport Adapté oeuvre au service des sportifs en situation de handicap mental ou psychique depuis 40 ans et retrouvera à Londres la scène paralympique. Le Mag’ vous propose un éclairage avec son président, Yves Foucault.

 Quel parcours vous a mené à la tête de la FFSA ?
 Arrivé en 1982 comme directeur d’un ESAT à Laon, j’y ai découvert le sport adapté et créé une association sportive. Puis dans la Sarthe, j’ai pris la tête du Comité départemental sport adapté et la vice-présidence de la Ligue des Pays de la Loire. Organisateur d’un championnat européen de football à 7, c’est à cette époque que George-Ray Jabalot, président de l’époque, m’a sollicité pour un poste au Comité directeur, notamment Secrétaire général jusqu’à son départ en 2005, où j’ai pris sa succession.

 Quels sont les sports les plus pratiqués ?
 La FFSA propose plus de 30 disciplines dont les plus populaires sont : la pétanque, le football, le judo, la natation, l’athlétisme et le tennis de table. Chaque année, elles disposent chacune d’un championnat de France réunissant plus de 500 sportifs en moyenne.

 Quelles sont vos priorités pour demain ?
 Poursuivre son développement pour atteindre 50 000 licenciés en 2013 (45 000 aujourd’hui); il existe un grand réservoir de personnes en situation de handicap mental, qui ne connaissent pas encore l’existence de la FFSA. Créer encore de nouvelles structures associatives et comités sur tout le territoire et les DOM-TOM, plus de 1 000 existent actuellement. Continuer à développer et structurer le haut-niveau pour jouer pleinement notre rôle au sein du Comité Paralympique et Sportif Français et sur la scène internationale.

 Certaines équipes handisport et sport adapté travaillent déjà ensemble pour préparer Londres, comment se passent les échanges ?
 C’est une découverte mutuelle qui passe par le respect des spécificités des uns et ses autres, avec de grands moments de convivialité et de solidarité. Sur le terrain, les échanges sont excellents. Un exemple dont il faudrait nous, dirigeants, s’inspirer pour faire évoluer et améliorer les relations entre nos deux fédérations.
 Les liens avec les fédérations valides existent-ils avec la FFSA ?
 Oui, plus d’une vingtaine de fédérations ont signé des partenariats avec nous. Elles apportent une aide précieuse en matière d’arbitrage, d’équipement, ainsi qu’une expertise en termes d’encadrement pour l’accès à la performance. On assiste par ailleurs à une multiplication des sections sport adapté au sein des clubs ordinaires ce qui représente un réel potentiel de développement pour notre mouvement. On s’interroge cependant sur l’avenir des délégations du service public au sein des fédérations ordinaires…

"Londres n’est qu’une étape pour parachever notre préparation pour les Jeux de Rio 2016"

 Quelles relations existent entre la FFSA et Special Olympics ?
 Special Olympics France est une association ca ritative disposant d’un agrément ministériel pour la jeunesse. Il y a ambiguïté au niveau de leur nom propre qui introduit la notion d’olympisme. Nous avons signé une convention expérimentale qui devrait évoluer. Nous ne sommes pas concurrents, mais plutôt complémentaires : ils font de la détection et de la sensibilisation pour un public ciblé, souvent plus lourdement handicapé.

 Comment avez-vous vécu la réintégration des sportifs deficients intellectuels aux paralympiques ?
 Un grand moment de bonheur et un sentiment de justice après plus de 10 longues années d’exclusion. Mais notre objectif d’une reconnaissance totale est encore loin d’être atteint, nous souhaitons augmenter le nombre de disciplines lors des futurs Jeux d’été et intégrer le programme des Jeux d’hiver rapidement. Pourquoi pas à Sotchi en 2014 ? Et qu’il y ait peut-être à terme, une parité du nombre de sportifs handicapés physiques et mentaux.

 Comment avez-vous préparé ce retour dans une dynamique de haut-niveau ?
 Par du lobbying au niveau mondial, certains de nos membres ont intégré les structures internationales, principalement l’INAS*, ce qui nous permet d’être influents. De plus, dans la structuration et la préparation de nos sportifs à la pratique du haut-niveau, cinq Pôles France ont vu le jour, athlétisme et football au CREPS de Reims, basket à l’INSEP, natation et tennis de table au CREPS de Poitiers, et bientôt le ski à Lans en Vercors.

 Qu’attendez-vous des Paralympiques de Londres ?
 Que l’équipe de France paralympique bénéficie d’une grande médiatisation, que cette vitrine attire de nouveaux partenaires, et sur le plan sportif, que l’on décroche la ou les premières médailles paralympiques pour un sportif déficient intellectuel français. Sans oublier une meilleure reconnaissance vis-à-vis des fédérations ordinaires, du grand public, des institutions ministérielles et des associations gestionnaires. Mais Londres n’est qu’une étape pour parachever notre préparation pour les Jeux de Rio en 2016.

// B.Hétet
* Fédération Internationale du Sport Adapté
Plus d’infos : www.ffsa.asso.fr

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BIO & REPÈRES - YVES FOUCAULT

62 ans. Éducateur puis directeur d’établissement médico-social pendant 42 ans. Chevalier de l’ordre de la Légion d’Honneur en 2008.
Président de la FFSA depuis mars 2005. Vice-président du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) depuis 2009

LA FFSA : 40 ANS D’HISTOIRE…

1971 : création Fédération Française de Sport pour Handicapés Mentaux (FFSHM)
1975 : agrément Ministère des Sports.
1983 : FFSHM devient Fédération Française du Sport Adapté, membre du CNOSF.
1991 : affiliation à l’IPC
1996 : création Comité Paralympique et Sportif Français avec la FFH. Jeux Paralympiques d’Atlanta : participation de sportifs handicapés mentaux en démonstration
2000 : fraude de basketteurs espagnols aux Jeux de Sydney, exclusion des sportifs déficients intellectuels par l’IPC
2005 : premier titre mondial FFSA (Alicia Mandin, natation)
2009 : réintégration aux Jeux Paralympiques. (athlétisme, basket, football, natation, tennis de table).

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L'ÉVÉNEMENT : PÔLE FRANCE JEUNES BASKET

TALENCE, L’ÉCOLE DES CHAMPIONS
À la rentrée 2011, deux pôles France Jeunes Handisport ont vu le jour, l’un à Vichy, voué à la natation et l’autre consacré au basket à Talence. Le Mag’ s’est rendu en Gironde au CREPS de Talence pour rencontrer les jeunes basketteurs et leur entraîneur Franck Belen, l’un des acteurs à l’initiative de ce projet.

 C’est une structure unique en Europe qui a vu le jour en 2011, si unique que même l’IWBF, la Fédération Internationale de basket fauteuil, a demandé un premier rapport à la France afin de présenter ce projet pilote aux autres grandes nations de la discipline. Pour Franck Belen, les sportifs de ce pôle sont peut-être les futurs joueurs de nationale 1 A, et de l’équipe de France A. Si l’on en croit les mines réjouies et les carrures de chacun, on accepte de le croire sur parole.
 Sur neuf membres, huit sont en équipe de France Espoirs et chacun de ces jeunes âgés de 15 à 20 ans étudie au lycée jusqu’aux études supérieures pour certains. Au CREPS, ils enchaînent huit séquences de sport par semaine grâce à des emplois du temps aménagés. Le capitaine de l’équipe c’est Jonathan Maucourt, 20 ans, originaire de Metz et actuellement en BTS Management : « Au début, il y avait beaucoup de fatigue, mais maintenant on a tous pris au moins une taille de t-shirt en masse musculaire ! Au départ, les autres jeunes du CREPS étaient assez curieux et puis, ils sont venus nous voir jouer, et finalement l’intégration s’est faite très facilement. Notre quotidien ici c’est études, sport et repos, quelques sorties parfois, mais c’est rare car le règlement est strict ! » Cette discipline associée à une intégration exemplaire c’est la clé de la réussite… et du bonheur pour ces jeunes : « On est pensionnaires, on ne rentre que pour les vacances, et on en a pas forcément très envie » précise Sébastien, « en fait c’est plutôt pour nos parents que la séparation est difficile ! »
 DES CONDITIONS RÊVÉES POUR LA PERFORMANCE
 À deux pas du gymnase, collèges, lycées, écoles, facultés… offrent un confort supplémentaire. Et le mot confort prend ici tout son sens quand on sait que le Creps met à la disposition des jeunes un centre médical avec divers spécialistes qu’il est possible de consulter quand ils le souhaitent, même si cette équipe médicale a dû s’adapter : « Au début ils avaient peur pour nous, on a dû les rassurer, mais maintenant ça va mieux » explique Sébastien. « Le Pôle France Jeunes de basket c’est une structure pour aller vers la performance, non seulement pour les futures équipes de France de basket, mais également une fois qu’ils seront réintégrés dans les clubs locaux, ils seront des moteurs pour aller vers la performance. » Pour Franck Belen, la recette est toute trouvée !
// M.Mainguy

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3 QUESTIONS À FRANCK BELEN
Entraîneur du Pôle France jeunes de basket

 PComment est né ce projet ?
 Comme pour les valides, la fédération souhaitait que l’on offre cette opportunité aux jeunes de notre mouvement : c’est l’égalité des chances ! Cela faisait deux ans que nous en discutions avec la direction technique nationale, dans le cadre de la mise en oeuvre du parcours d’excellence sportive, et en mai 2011 le Ministère a validé le projet. L’équipe chargée de sa mise en oeuvre a ensuite passé un bon mois au téléphone pour recruter des jeunes, convaincre et rassurer les familles. Je me suis également rendu aux Jeux de l’avenir. Les jeunes sélectionnés ont ensuite subi différents tests afin de vérifier qu’ils avaient le potentiel physique, sportif et mental. Pour 2012, nous avons mis en place un nouveau protocole, et sous la tutelle de la Commission basket, nous entamons une nouvelle « vague » de recrutement pour la rentrée 2012, en lien avec les centres, les clubs et les comités. À ce jour notre effectif n’est pas encore au complet, les candidats peuvent contacter la commission pour s’informer et postuler.

 Quel est le projet pour ces jeunes ?
 Il est triple : sportif, mais également scolaire car l’un ne peut pas aller sans l’autre. Enfin le troisième projet, qui me tient particulièrement à coeur, est celui que nous nommons « projet citoyen », car au delà de notre volonté d’en faire des athlètes confirmés, nous souhaitons qu’ils deviennent des adultes responsables. Ce triple projet est un investissement important pour notre fédération, mais quand je vois les progrès affichés, j’ai confiance en l’avenir. Le regard et le discours des gens changent, ils nous parlent désormais de performance sportive et non plus de handicap.

 Comment s’organise le suivi des jeunes ?
 Nous sommes cinq à encadrer l’équipe, Jean-Marc Demoustier, responsable administratif, Frédéric Rolland, entraîneur adjoint, Luc Daniel-Lacombe, mécano, Axelle François-Haugrin, kinésithérapeute et moi-même. Au Creps, le jeune est suivi dans sa globalité. S’il sèche un cours, nous recevons un sms dans l’heure, si ses résultats sont mauvais, des cours de soutien sont mis en place. Nous remplissons une grille d’évaluation à la fin de chaque trimestre, elle concerne le sportif, le scolaire et son comportement au Creps. Cette grille est ensuite envoyée aux parents.
Contact : Commission Basket-fauteuil basket@handisport.org / Tél. 06 08 99 10 21

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LE DOSSIER : INFIRMES MOTEURS CÉRÉBRAUX - LA THÉORIE DES MULTIPLES…

 Handisport compte à ce jour plus de 20 000 licenciés, parmi eux 18 % sont Infirmes Moteurs Cérébraux, « IMC », et si l’on se penche sur les chiffres des jeunes, le chiffre grimpe à 28%. Ils sont nombreux dans les clubs et lors des événements jeunes, or, si beaucoup pratiquent avant 20 ans, nombreux sont ceux qui stoppent à leur sortie de centre. Le suivi médical devient plus complexe et l’offre sportive parfois moins accessible car non intégrée dans un quotidien. Comment favoriser la pratique des sportifs IMC ? Tour d’horizon médico-sportif de ce handicap multiformes qui permet en retour des possibilités sportives variées.
 Qu’est-ce que l’Infirmité Motrice Cérébrale (IMC) ? Selon l’ouvrage « Le sport autrement » : c’est un handicap d’origine neurologique centrale dont la complexité tient à l’atteinte encéphalique. Un handicap complexe qui associe le plus souvent au problème moteur des troubles de la posture et du mouvement ainsi que des troubles spécifiques des fonctions supérieures (praxiques*, visuo-spatiaux, cognitifs, sensoriels). Parfois confondu à tort avec un handicap mental, l’intelligence reste cependant tout à fait normale. C’est une pathologie pré, per ou post natale en rapport avec des lésions cérébrales plus ou moins importantes touchant un cerveau en maturation.
 Les causes sont très variées : grande prématurité, anoxies* (voir lexique p.27) néo natales, hémorragies cérébrales, infections… Les localisations des lésions cérébrales peuvent être situées au niveau de la voie pyramidale (support de la motricité volontaire), c’est le cas le plus commun qui concerne environ 70 % des IMC. Cela entraîne une spasticité c’est-à-dire une augmentation du tonus qui peut être diminuée par des traitements médicamenteux. En cas de lésion extra pyramidale (10 à 20 % des cas), les lésions sont responsables d’une athétose* ou d’une ataxie*(5 à 10 % des cas). Enfin les personnes IMC peuvent présenter des lésions mixtes combinant spasticité et athétose.

ADAPTER LA PRATIQUE SELON L’ENVIE ET LE TYPE D’ATTEINTE
 Jean-Claude Druvert, médecin fédéral de la FFH exerce en Bretagne comme médecin généraliste. Diplômé de médecine et de traumatologie du sport, il travaille également dans un Institut d’Education motrice de l’Association des paralysés de France (APF) à Redon qui compte de nombreux patients IMC. Selon lui, il faut choisir sa discipline et la façon de la pratiquer selon son atteinte pour ne pas se mettre en situation d’échec : « Pour les IMC quadriplégiques, le foot fauteuil électrique, la sarbacane, la boccia, la fléchette pendulaire sont des sports très adaptés. Pour les quadriplégiques un peu plus « légers », le rugby fauteuil peut aussi être une bonne option. Pour les jeunes ayant des difficultés à marcher, le foot à 5 est une bonne discipline, mais si l’on voit que la marche déclenche une trop grande fatigabilité et dépense d’énergie, il ne faut pas hésiter à proposer une pratique en fauteuil si la personne le désire.
 Pour les IMC, ayant un facteur E*, l’équitation en contact avec un cheval doux, dans un environnement sécurisé, peut être très apaisante. » Par ailleurs, le tricycle peut être une activité adaptée, elle permet un déplacement pratique, équilibré, plus évident que la marche, tout comme le handbike. À l’inverse, il faudra veiller à ce que la pratique sportive n’aggrave pas les pathologies, par exemple, un pratiquant ayant une spasticité importante devra éviter les sports nécessitant des mouvements rapides sous peine de la marquer encore plus, ceci pouvant aboutir à des conséquences néfastes pour la vie quotidienne. Parmi les autres risques à prendre en compte il y a la fragilité osseuse chez certains quadriplégiques, donc attention aux chutes !

DES ÉDUCATEURS SPORTIFS ATTENTIONNÉS
 S’il y a réticence de la part des éducateurs, elle est souvent liée à un mélange de méconnaissance et de peur, pourtant l’éducateur sportif a clairement son rôle à jouer dans le développement du jeune IMC. Pour la prise en charge, tout est alors question de connaissance, non seulement du handicap, mais de l’athlète dans son individualité car l’IMC est une pathologie complexe et qui peut être très différente d’une personne à l’autre. Il est donc primordial de consacrer du temps au sportif, de faire preuve de bon sens, de communication pour construire des bases solides sur lesquelles il pourra se sentir rassuré afin de progresser. Pour le Dr Druvert, l’inclusion dans un club valide n’est pas forcément conseillée : « La prise en charge me paraît complexe. Il faut y aller doucement, il faut de la patience, de la concentration, beaucoup communiquer. Il faut faire attention à la fatigabilité parfois précoce des jeunes, à leur difficulté à gérer le multitâches. Il faut faire beaucoup de pédagogie. Cependant, faire travailler en binôme jeunes IMC et valides, comme je le fais souvent, peut être très positif. »

PALLIER À UNE COMMUNICATION DIFFICILE
 Parmi les IMC ayant un handicap important (quadriplégie), la communication orale n’est pas toujours possible en raison d’une dysarthrie*, elle peut alors être alternative avec des mimiques, des clignements des yeux ou en montrant des images sur une tablette ou un classeur.
 Pour Joël Barrière, éducateur spécialisé en IEM et entraîneur de l’équipe de foot fauteuil des Grizzlys (Limoges), on trouve toujours un moyen de communiquer : « Par le regard, par le toucher, il ne faut rien négliger. Dans le foot fauteuil nous sommes tous à égalité dans une équipe, c’est naturel, et les bons joueurs, on les sent. Certains IMC mettront peut-être plus de temps à réaliser une tâche que les autres, mais c’est bien la seule différence car je sais qu’avec la passion tout le monde peut se dépasser. »
CONCILIER DÉSIR ET CAPACITÉS
 Pour le Dr Druvert : « Je conseillerais de ne pas se restreindre uniquement aux capacités du pratiquant mais d’être attentif à son désir et plaisir. Par exemple, la natation qui est un sport qui demande une bonne coordination peut être difficile à pratiquer pour certains, mais quand on voit le bonheur qu’ils prennent à oublier leur handicap une fois portés par l’eau, c’est le principal. Alors il faut foncer sans hésiter ! » Par ailleurs, on sait qu’environ 20 % des personnes IMC souffrent d’épilepsie, en conséquence certaines disciplines sont contre-indiquées comme la plongée sous-marine, mais pour d’autres, comme la natation, la contre-indication n’est pas formelle. L’épilepsie doit cependant être maitrisée, il suffit ensuite simplement d’une surveillance très attentionnée. Pour les sports d’équipe, comme le foot fauteuil électrique, les troubles spacio-temporels peuvent compliquer la manipulation et le placement du fauteuil, mais certains postes semblent peut-être plus favorables.
 Le gardien de l’équipe de France de foot fauteuil électrique, Sylvain Mallard est IMC, pour Joël Barrière : « Il est énorme, il a une grande capacité de concentration sur un espace réduit, c’est un poste qui lui convient parfaitement ! » On l’aura compris, à chaque cas, un handicap et des atteintes différentes et, à chaque personnalité, des envies et besoins spécifiques. Aux éducateurs de prendre en compte toutes ces composantes pour choisir le bon type de pratique.

LA PRATIQUE SPORTIVE, UN ATOUT DÉCUPLÉ
 Les règles de la physiologie s’appliquent aux valides comme aux IMC, la pratique sportive améliore donc la santé, permet de développer la coordination, le relâchement, l’amélioration des fonctions cardio-respiratoires. Les bénéfices complémentaires que pourra retenir le pratiquant IMC sont exceptionnels : apprendre à compenser en faisant de son handicap un atout, mieux contrôler ses muscles, dépenser moins d’énergie pour faire certains mouvements. Le sport c’est aussi l’amélioration de facteurs psychologiques, notamment la confiance en soi et la fréquentation d’autres personnes, un facteur essentiel d’intégration sociale !
// M.Mainguy-E. Martineau

La Fédération organise une formation IMC pour les cadres et entraineurs fédéraux animée par le Dr Druvet, Ludovic Buanec et Vincent Ferring. Au programme, une partie médicale et technique et une partie interaction pour tenter de résoudre des problématiques de terrain.
Infos : e.martineau@handisport.org

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ÉQUIPE DE FRANCE

LA MISSION FRANÇAISE
 Gérard Masson, président de la FFH et du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) sera le chef de la délégation tricolore, avec à ses côtés, Jean-Paul Moreau, secrétaire général du CPSF, comme chef de mission.
 Le 4 juillet 2012, le CPSF, après avis du Comité de sélection, rendra publique la liste des athlètes qualifiés pour les Jeux. La délégation devrait être composée de 130 à 180 athlètes et guides sur un total de 220 à 280 personnes, ainsi que quelques athlètes déficients intellectuels, qui effectuent leur retour sur la scène paralympique.

 Le nom du porte-drapeau sera dévoilé à la même période. Sur les 20 sports du programme londonien, 16 disciplines concerneront l’équipe de France paralympique (Athlétisme, aviron, basket fauteuil féminin, cécifoot, cyclisme (route et piste), équitation, escrime, haltérophilie, judo, natation, rugby fauteuil , tennis, tennis de table, tir à l’arc, tir sportif et voile). Les équipes de basket féminin, de cécifoot et de rugby fauteuil ont déjà décroché leur qualification et marquent le retour des « sports co » français, absents à Pékin en 2008.
 Face à un « Top 4 » composé de la Chine, la Grande-Bretagne, l’Ukraine, les USA et certaines nations émergentes comme le Brésil, qui prépare ses Jeux de 2016, la concurrence sera rude pour l’Equipe de France. Toutefois, le bilan des compétitions internationales depuis 2010 lui permet de viser un retour parmis les 10 meilleures nations, au classement international, avec l’objectif de 15 médailles d’or. À Pékin en 2008, la France avait terminé 12ème avec 52 médailles (12 or, 21 argent, 19 bronze).»

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AVIS D’EXPERT - GRÉGORY GERVAIS

 29 ans, IMC quadriplégique, pratique le foot fauteuil électrique, président du club des Grizzlys et élu du Comité Handisport Limousin
 « J’ai découvert le foot fauteuil il y a 12 ans, et en tant que mordu de football j’ai tout de suite accroché. Avant j’ai fait du basket fauteuil, mais à cause de mon handicap, je n’étais pas très rapide. Dans le cadre de mon suivi médical en centre on m’a conseillé de pratiquer le fauteuil électrique afin de moins fatiguer. Du coup je suis passé au fauteuil électrique dans la vie quotidienne également. Le bénéfice a été double, au quotidien je peux désormais me déplacer beaucoup plus et je me suis investi dans mon club de foot fauteuil sur le terrain, et dans les bureaux ! »

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ENTRETIEN AVEC LUDOVIC BUANEC
Professeur d’EPS pour la section athlétisme de l’ASHP Garches, avec une formation CCASH interne à l’Education Nationale sur le handicap, Ludovic est entraîneur dans un club d’athlétisme. Formé et expérimenté, il compte 90 % d’élèves IMC dans sa section, et nous éclaire sur leur pratique sportive.

 Comment appréhendez-vous ce handicap ?
 La difficulté c’est justement que ce handicap peut être très différent d’une personne à l’autre. Leur émotivité accrue est très importante à prendre en compte car il faut absolument les mettre en confiance, avoir de l’attention et puis surtout, qu’ils puissent sentir leur progression, sinon ils risquent d’en souffrir. Mais cette grande émotivité peut être une plus value, notamment en terme de motivation. Si tout cela est réuni, ils amélioreront leur niveau et en récupéreront un bénéfice énorme pour la vie quotidienne car ils auront appris à compenser davantage, à gérer leur stress, à faire certains gestes avec moins de dépenses énergétiques.

 Quels conseils donner aux éducateurs sportifs ?
 Qu’il faut penser en termes de niveau. Il ne sert à rien de faire courir un jeune avec des gens de son âge si tous sont beaucoup plus rapides que lui. Moi je n’hésite pas à en faire courir certains avec des personnes plus jeunes car le principal est d’être dans un niveau qui corresponde à l’athlète. Il faut aussi faire très attention à leur fatigabilité, il ne faut pas trop pousser un jeune, ce n’est jamais bon ! Il faut parvenir à tirer partie du handicap, par exemple, un déséquilibre, bien utilisé, peut être propice à un départ canon en athlétisme, il faut jouer sur la position.

 Comment se passe l’intégration dans un groupe ?
 Il faut réussir à trouver des adaptations tous ensemble en tachant de comprendre le handicap. Mélanger valides et handicapés peut-être positif, mais pour moi, assembler des jeunes qui ont le même profil solutionne beaucoup de choses, ils ne se jugent pas, et puis avec une légère concurrence on progresse beaucoup mieux qu’avec de gros écarts.

 Comment accueillir un jeune IMC en club ?
 Pour ma part, en athlétisme, j’essaie tout d’abord de l’observer, de voir ce qu’il est capable de faire, s’il y a de la dissymétrie, du déséquilibre… Il faut aussi lui poser des questions sur son vécu sportif, jauger sa personne, son facteur stress. Et puis, petit à petit, on apprend de lui, on découvre ce qui peut l’aider à progresser. Il faut lui réserver des temps de pause, sans doute plus longs que pour les autres, et gérer ses ressources énergétiques mais aussi affectives. Et puis, il faut être au fait des envies du jeune, s’il tient debout mais qu’il préfère pratiquer en fauteuil, il ne faut pas le forcer. En revanche quand je vois des jeunes qui entrent dans la catégorie 35 (diplégie spastiques) qui sont très toniques et qui aiment courir, même si leur marche est difficile, on aurait tort de leur demander de pratiquer en fauteuil car en prenant plaisir ils se dépassent.

 Les sportifs IMC peuvent-ils atteindre le haut niveau ?
 Bien sûr, il y a de grands champions paralympiques qui sont IMC. On en voit beaucoup à l’étranger, en France encore trop peu. Pourtant il y a plein de sports dans lesquels ils sont très capables. Cette population existe et est capable de très belles choses. Il faut avoir l’oeil aiguisé pour détecter les futurs champions, savoir proposer la bonne discipline, la bonne adaptation…

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LEXIQUE

 ANOXIE : diminution de la quantité d’oxygène distribuée aux tissus par le sang.
 ATAXIE : incoordination des mouvements volontaires avec des troubles de l’équilibre.
 ATHÉTOSE : mouvements involontaires, incoordonnés de grande amplitude affectant surtout les extrémités des membres et de la face.
 DIPLÉGIE (SPASTIQUE) : paralysie bilatérale (syndrome de Little) avec grande spasticité des membres inférieurs.
 DYSARTHRIE : en rapport avec la spasticité des muscles de la phonation (souffle coincé, hyperthonie du larynx, parole hachée, sourde ou brutalement explosive), souvent confondu avec des symptomes de déficience intellectuelle.
 DYSPRAXIE : le handicap invisible par excellence, impossibilité de réaliser des gestes, par défaut de commande motrice.
 FACTEUR E : émotivité accrue
 HÉMIPLÉGIE CÉRÉBRALE INFANTILE : le côté atteint est spastique et il existe souvent des troubles de la sensibilité profonde et certains troubles visuels.
 PRAXIES : ensemble de mouvements coordonnés dans un but ou une intention donnée.
 QUADRIPLÉGIE : déficience motrice des quatre membres pouvant mener à une utilisation d’un fauteuil électrique.

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EXPÉRIENCE : FORMATIONS EN MARTINIQUE - MARYSE ET ELLA, QUALIFIÉES !
Maryse Piault, coordinatrice des manifestations sportives à Fort-de-France et Ella Janvier, référente sport et handicap de la Ville, ont participé au module de formation Certificat de Qualification Handisport (CQH) « Activités Physiques pour Tous », un passage obligé pour ces deux militantes du mouvement. Rencontre croisée en Martinique…

 Qu’attendiez-vous de cette formation ?
 Maryse : C’est un choix strictement personnel, dans le cadre de mon projet professionnel qui est de développer l’évaluation de la condition des enfants et d’améliorer les aptitudes physiques et sportives en milieu scolaire. Je veux enrichir mes connaissances et permettre une meilleure prise en charge des personnes handicapées au sein des établissements et structures associatives. Par ailleurs cette formation est un moyen de pouvoir transmettre mes nouvelles compétences au sein du comité régional handisport. Cela va me permettre de mener à bien mon projet, notamment sur le cécifoot, auprès de la collectivité afin de développer l’intégration des déficients visuels en milieu ordinaire car aujourd’hui c’est une réelle problématique.
 Ella : Elle me paraissait indispensable dans la poursuite de mon projet professionnel et en tant que référente sport et handicap. J’ai aussi pour projet de suivre la formation du DEJEPS Handisport.

 Qu’est-ce qui a changé dans votre approche ?
 Maryse : J’ai pris conscience des réels besoins et de la réalité du terrain liés aux problématiques du handicap notamment en ce qui concerne la prise en charge des jeunes, aspect qui n’est pas pris en compte par les collectivités. Il est temps de mettre en place de nouveaux projets avec les équipes pédagogiques et de compléter l’offre sportive foyalaise tout en maintenant les actions déjà existantes.
 Ella : Grâce à cette formation j’ai l’impression de « servir à quelque chose », je suis plus apte à appréhender les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne sans pour autant oublier que le sport est l’objectif premier pour les personnes handicapées. J’ai maintenant assez d’aplomb pour faire passer des messages, favoriser l’intégration de ce public dans le cadre de mon travail et auprès de mon entourage ou tout simplement démystifier le mot handicap.

 Comptez-vous vous impliquer davantage pour le mouvement ?
 Maryse : Le temps est un bien précieux qui malheureusement me fait défaut. Tous mes week-ends sont pris par la mobilisation importante autour des manifestations sportives de la ville. Mon implication personnelle au service du Comité régional handisport peut, je l’espère, permettre une plus grande intégration des personnes handicapées au sein de nos manifestations et aider à la mise en oeuvre d’actions handisport.
 Ella : Bien sûr ! N’ayons pas peur d’être ambitieux car il est indispensable de développer davantage d’actions à Fort de France, il faut permettre aux clubs d’intégrer les personnes handicapées. Répondre aux problématiques d’une pathologie par le sport n’est certes pas une réponse aux difficultés de la vie quotidienne, néanmoins cela permet de se fondre dans la masse, d’appartenir à une entité.

// Propos recueillis par la cellule APT de la FFH, Jean Baggioni

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EXPÉRIENCE CNFH

 Retrouvez le catalogue des formations d’État (Certificat de Spécialisation, CS), Diplôme d’État de la Jeunesse de l’Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS), Diplôme d’État Supérieur de la Jeunesse de l’Éducation Populaire et du Sport (DESJEPS) et des formations spécifiques handisport, proposées par le CNFH sur : www.handisport.org, rubrique formation
 CENTRE NATIONAL DE FORMATION HANDISPORT (CNFH)
 42 rue Louis Lumière - 75020 PARIS
 Tél. 01 40 31 45 05
 E-mail : formation@handisport.org

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MOUVEMENT - L'ACTU FÉDÉRALE

CALEPIN

CARNET
 >> Moïse Jouanneau, ancien membre et arbitre national de la Commission fédérale d’haltérophilie et titulaire de la médaille d’or de la jeunesse et des sports, nous a quitté le 22 janvier dernier.

DISTINCTION
 >> Le 9 mars, Michel Grellier, Vice-président du Comité Régional Poitou-Charentes a reçu des mains de Gérard Masson, la médaille de chevalier de la légion d’honneur pour ses actions en faveur du mouvement.

HANDISPORT À AUTONOMIC
 >> Rendez-vous à Paris du 13 au 15 juin pour visiter le salon de référence sur le handicap. Plus de 30 000 visiteurs sont attendus, autour de 450 exposants (santé, tourisme, loisirs, matériel, accessibilité…). Retrouvez la Fédération Handisport sur le salon et testez le mur d’escalade « en aveugle », des défis handbike et un parcours fauteuil.
Porte de Versailles, Pavillon 4, entrée gratuite. Infos : autonomic-expo.com

JAP VERSION 2012
 >> Le programme du prochain regroupement « Jeunes à Potentiels » comprendra cinq jours de pratique sportive du 2 au 7 juillet au CREPS de Wattignies, pour des jeunes âgés de 11 à 18 ans. Chaque matin, après un réveil musculaire, ils rejoindront une séance d’entraînement dans leurs activités de prédilection. L’après-midi sera dédiée à l’initiation d’autres disciplines ou à des tests physiques. Les candidats doivent être prioritairement proposés par un comité ou un CTFR, un entraîneur de club ou de centre. Les préinscriptions sont ouvertes, la liste des sportifs sélectionnés sera connue le 30 avril.

BILAN PÉDAGOGIQUE ET FINANCIER
 >> Pour les comités déclarés organismes de formation, il est impératif de renseigner en ligne le bilan pédagogique et financier avant le 30 avril, puis d’envoyer le formulaire papier à la DIRECCTE : www.declarationof.travail.gouv.fr. L’absence ou la négligence de cette obligation peut entraîner une amende, l’annulation de la déclaration d’activité ou encore la radiation des listes d’organismes de formation.
Contact CNFH : mc.rives@handisport.org

MANAGER UN TRAVAILLEUR HANDICAPÉ
 >> Pour permettre aux managers de mieux intégrer les personnes handicapées au sein de leur équipe, le Centre National de Formation Handisport innove en organisant le 31 mai une formation co-animée par une experte des politiques « handicap » et le coach d’une équipe de France handisport. Cette action, à travers des parallèles inédits entre le monde du sport et celui de l’entreprise, sera l’occasion de montrer aux participants qu’il est possible de concilier handicap et performance au travail.
Infos: formation@handisport.org
Tél. 01 40 31 45 61

FLAMME 2012
 >> Les premières images de la torche paralympique ont enfin été dévoilées. Faite d’un alliage aluminium avec une finition miroir, elle reflétera ainsi les lumières de la flamme. Sa forme triangulaire renvoie aux trois « agitos », symboles du paralympisme, mais aussi à ses valeurs « respect, excellence, amitié », et celles affichées par le Comité d’organisation des Jeux de Londres 2012 « Sport, Education, Culture ».

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BAROMÈTRE AVRIL 2012

Saison sportive 2011-2012, après 7 mois

20 192 licenciés
1 063 associations

Top 5 régions > licences
Ile de France : 3081
Rhône Alpes : 2254
Nord Pas de Calais : 1671
Lorraine : 1211
Pays de la Loire : 1106

Top 5 régions > progression*
Pays de la Loire : 96.26 %
Champagne Ardenne : 96.15 %
Nord Pas de Calais : 95.87 %
Côte d’Azur : 91.31 %
Réunion : 90.20 %

Top 5 sports > compétition
Basket : 821
Foot sourds : 554
Natation : 419
Foot fauteuil électrique : 414
Tennis de table : 385

*Pourcentage de réalisation par rapport à la fin de la saison précédente

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RÉTRO - FAUTEUIL MANUEL 2.0

 Il faut remonter jusqu’en 1420 pour voir apparaître les prémices du fauteuil roulant manuel : lourd, immobile et inadapté, celui-ci a très vite subi de multiples mutations jusqu’à ressembler au fauteuil tel qu’on le connaît aujourd’hui. Retour sur l’histoire de cet outil incontournable qui, grâce à de nombreuses innovations technologiques, a permis d’accéder à la mobilité, et plus encore, de performer dans le sport ! Flash back…
 On ne peut parler d’évolution du fauteuil sans parler de l’essor de la pratique sportive, qui lui est intrinsèquement liée. En effet, les avancées technologiques du fauteuil manuel ont permis de faire de cet équipement un outil indispensable à la pratique et à la prouesse sportive notamment dans l’univers du basket. De fait, pour faciliter la manipulation du fauteuil, il a fallu étudier la propulsion en optimisant les réglages de façon à le rendre plus léger et plus maniable.
 La première révolution a vu le jour en 1420 en Italie avec l’apparition de deux grandes roues à l’avant, moyen de propulsion manuelle, une sérieuse avancée puisque auparavant, le fauteuil possédait trois roues avec une manivelle à axe horizontal permettant de le propulser. C’est au début du 20e siècle qu’il connaît une avancée considérable. En 1933, le fauteuil n’est plus victime de son poids et devient pliable, une petite révolution pour le quotidien. Cette même année apparaît le fauteuil de basket, point de départ d’une recherche poussée sur son utilisation pour le sport de haut niveau. Le travail sur les réglages de l’assise, du carrossage et des roues a par la suite permis d’élaborer un engin adapté à la vie quotidienne mais surtout à la performance sportive. Robustes, légers et ergonomiques, les fauteuils d’aujourd’hui sont adaptés à la pathologie, à la morphologie et surtout à l’activité du sujet… une histoire technologique qui n’est pas achevée !
// M.Watelle

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MOUVEMENT - EN RÉGIONS

LA RÉUNION
 >> Le 18 janvier dernier, 45 joueurs de boccia étaient engagés sur le premier challenge inter établissements comptant pour le cinquième Trophée régional handisport, organisé par le club de Saint-Paul Handisport. Huit établissements et quinze équipes de trois joueurs étaient engagés. L’association Handiréunion a remporté ce challenge devant celle du SAMSAH Austral 2 sur un score très serré 3-2. Pour Noël Thomas, président de St Paul Handisport : « Il y a un réel besoin de ce type de rencontre. Cela fait cinq ans que nous organisons ce trophée et il y a toujours eu beaucoup de participants. Les établissements spécialisés sont demandeurs d’activités sportives extérieures ».

LANGUEDOC-ROUSSILLON
 >> Le Comité départemental du Gard organise la cinquième édition de son Raid pleine nature le 12 mai, de 8h30 à 19h à Anduze. Venez découvrir par équipe de trois (une personne handicapée et deux valides) les activités qui vous seront proposées : épreuve route (handbike ou tandem), épreuves tout terrain (FTT, tandem tout terrain ou VTT), épreuve nautique (canoë kayak), épreuves d’orientation (joëlette, course à pied) et épreuves de précision (tir à l’arc, sarbacane).
Infos : www.cdh30.org
Tél. 04 66 27 63 48
 >> La deuxième édition du Raid Handisport junior imaginé par le Comité du Gard aura lieu le 23 mai, de 10h à 16h30 au domaine La Bastide à Nîmes.
Si vous avez entre 6 et 21 ans et que vous êtes accompagné d’un adulte valide, venez vous initier à différentes activités sportives telles que : épreuves route (handbike, tricycle, tandem, vélo), épreuve nautique (canoë-kayak), épreuves orientation (joëlette ou course à pied), épreuves précision (tir à l’arc ou sarbacane).
 >> Premier Challenge tout terrain dans le Gard, une nouvelle initiative du Comité départemental : par équipe de deux, venez découvrir ou vous perfectionner aux activités tout terrain telles que le FTT, le tandem tout terrain ou le VTT. Deux dates sont encore ouvertes, le 12 mai à Anduze et le 16 juin à Valleraugue.

LORRAINE
 >> Le Comité Handisport Lorraine organise un Certificat de Qualification Handisport – Module A du 15 au 17 juin à Tomblaine (54).
Préinscription en ligne : http://formation.handisport.org.
Tél. 03 83 18 87 47

MIDI-PYRÉNÉES
 >> Comme chaque année, la place du Capitole de Toulouse accueillera la nouvelle édition d’Handisport en Fête, rendez-vous est pris le 28 avril de 10h à 17h00. 45 sports seront représentés, 80 associations présentes pour une journée de découverte, d’initiation et bien sûr de fête !
Infos : www.handisport-midipyrenees.org

NORD-PAS-DE-CALAIS
 >> Dans le cadre des Jeux Paralympiques de Londres, le Comité départemental Handisport 62 organise, en collaboration avec le Conseil Général, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et le CDOS, la journée d’ouverture du J-100 Paralympique en Pas-de-Calais, le 12 mai à Beuvry. Démonstrations, stands d’information des comités et associations, animations toute la journée et soirée de gala.
Entrée gratuite, Tél. 07 88 22 27 67
 >> Le CCAS de Lambersart, en partenariat avec le Comité régional Handisport et le Comité sport adapté Nord-Pas de Calais, organisent la cinquième édition des Rencontres sportives amicales le 10 mai prochain. Ouvertes aux 5-16 ans, tous handicaps confondus, ces rencontres sont multisports : kinball, handidanse, basket fauteuil…
Infos : Tél. 03 20 08 44 44
 >> Du 9 au 11 mai, la ville de Courcelles- les-Lens organise les Journée Handisport 2012. Ateliers sportifs et démonstrations rythmeront la vie du village créé pour l’occasion.
Infos : Tél. 03 21 77 04 04
 >> Chaque année, le Centre Calvé à Berck-sur-Mer organise l’Handuro, une journée de découverte des activités sportives (quad, char à voile, escalade, plongée, voile, attelage, danse…), soit quarante au programme, encadrées par des professionnels des sports de nature. Le 19e Handuro (1 200 participants en 2011) aura lieu le 6 juin de 9h à 17h.
Contact : aubertpa@hopale.com

PACA
 >> Le Comité départemental des Alpes-Maritimes organise un Module B de voile du 21 au 25 mai à Cannes-Mandelieu.
Inscriptions : Carine Romano
Tél. 06 04 13 61 53

PICARDIE
 >> Le printemps est synonyme de sorties sports de nature proposées par le Comité Handisport de la Somme ! Le comité propose un planning varié: randonnée pédestre (fauteuils adaptés, joëlettes), cyclo (handbike, tandem, tricycle…) et canoë kayak (plan d’eau, rivière et mer). Comme chaque année, le Raid Maxim’um, les 15 et 16 juin, sera le point d’orgue de cette saison. Retrouvez le programme détaillé sur le site du comité : handisport-somme.org.
Tél. 03 22 97 23 55, cd80@handisport.org
 >> Mutualiser les compétences du comité et celles d’un club « valide » pour la découverte d’une discipline sportive accessible aux personnes handicapées et initier de nouvelles vocations, tel est l’objectif de « 1er pas dans le Handisport » opération conçue par le Comité de la Somme. En partenariat avec le cercle d’épée Marivaux Amiens nord, huit séances ont été proposées en ce début d’année à 26 participants. Un joli succès qui permet l’ouverture prochaine d’une section Handisport au sein du club d’escrime… Affaire à suivre avec d’autres disciplines très prochainement !

POITOU-CHARENTES
 >> Le 28 avril, le Team Thouars Aventures et le Comité des Deux-Sèvres organisent le premier Raid Handi-valides du département. Dix équipes de trois compétiteurs (une personne en fauteuil et deux valides) vont s’affronter sur 5 km de course d’orientation, 15 km de handbike et vélo, puis 4 km de canoë. De retour sur le site de départ, les participants disputeront une épreuve de tir à la carabine et de tir à l’arc, suivies pour les plus téméraires, d’une traversée en tyrolienne de 250 m. Le Comité met à disposition des MTC, des handbikes ainsi que des coéquipiers valides pour compléter les équipes.
Tél. 05 49 32 30 65, cd79@handisport.org
 >> L’association AVEC, soutenue par les Comités Handisport et Sport Adapté de Charente-Maritime, organise la 3e édition du Raid Handi-Valide le 26 mai à Loulay. Le raid est ouvert à tous, débutants comme confirmés par équipe de deux à quatre (dont au moins une personne handicapée et une personne valide). Rendez-vous à 8h30 au gymnase de Loulay pour une course d’orientation, du tir à la carabine, tir à l’arc, boccia, sarbacane, tyrolienne, escalade.
Inscription : 10 €
Contact : Pascal Roy, Tél. 06 30 51 31 55

RHÔNE-ALPES
 >> La Ligue Rhône-Alpes Handisport cherche des bénévoles toute l’année pour aider sur ses différentes activités et sorties. Si vous souhaitez vous engager et donner de votre temps, contactez la Ligue : www.handisport-rhonealpes.org
 >> L’organisation des stages de perfectionnement est devenue maintenant une action incontournable pour la commission kayak handisport. Ouvert aux pratiquants réguliers, le prochain stage se déroulera sur les rivières lyonnaises du 15 au 19 juin, avec une vocation de perfectionnement. Les pratiquants pourront être accompagnés d’un cadre. Au programme : navigation en eau calme, en rivière, puis découverte sportive avec la pratique du FTT et de la pirogue. Ce stage permettra également aux sportifs et cadres d’échanger sur leur pratique, les adaptations de matériel, le développement de l’activité… Attention, places limitées.
Infos : canoe@handisport-rhonealpes.org

JUMELAGE
 >> La Ligue Rhône-Alpes Handisport et le Comité Handisport de Martinique ont signé en octobre dernier un accord de jumelage. Cette association va permettre d’échanger autour des modes de pratique des deux structures et d’amorcer un apprentissage mutuel.
 >> Du 21 au 25 mars se tiendra en Haute-Savoie, la 7ème édition de l’Open de Tennis Handisport d’Amphion-Publier, occasion pour la cinquantaine de joueurs et joueuses attendus de gagner les points nécessaires à une sélection pour les Jeux Paralympiques de Londres 2012.
Infos : www.handisport-rhonealpes.org

 >> Dans le cadre du programme de préparation paralympique des disciplines à dominante énergétique (judo, athlétisme…) présentes à Londres, un stage d’oxygénation a eu lieu à la station de Hauteville Lompnes, dans l’Ain du 10 au 15 décembre dernier. Au programme pour la cinquantaine de cadres et sportifs conviés : activités de raquette, ski nordique et renforcement musculaire.

NORD PAS-DE-CALAIS
 >> L’équipe du Comité Régional du Nord-Pasde- Calais, emmenée par William Bracq et avec le soutien de Lille Métropole, la Région et plusieurs municipalités, se prépare à accueillir du 5 au 12 août prochain l’ensemble des athlètes de la Délégation Paralympique française pour le traditionnel stage terminal paralympique, avant son départ pour Londres prévu le 25 août.

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MOUVEMENT - L’AVIS DES CLUBS

STADE TOULOUSAIN - TRANSPORTS ET VIE DE CLUB

Pablo Neuman, président du club, évoque la problématique des transports, véritable casse-tête pour les sports collectifs :
« Pour se rendre aux entraînements ce n’est pas vraiment un problème, le réseau de transports en commun toulousain étant efficace et le gymnase à portée de métro ! Certains viennent de très loin avec leurs propres véhicules, de Carcassone ou Albi, plusieurs fois par semaine. Pour les déplacements collectifs, bien plus compliqués, nous avons acheté une fourgonnette neuf places, grâce au CNDS, la CPAM Haute-Garonne et à la Fondation Norauto. Avec deux équipes engagées, cela devient vite complexe de se déplacer : staff, accompagnateurs, joueurs, fauteuils de ville et de compétition, matériel technique… ça fait du volume ! Récemment pour nous rendre à Carquefou, nous avons dû louer trois minibus en plus, heureusement avec les tarifs préférentiels de notre partenaire Renault Rent ! Hors investissements de départ, les transports représentent un tiers du budget sportif, surtout à cause des déplacements en avion, toujours difficiles à gérer pour la logistique, les contraintes à bord et les problèmes de bagages. Le train, on ne l’envisage même pas ! Notre vocation est également sociale, nous nous déplaçons aussi pour faire partager notre passion, à travers le programme « Impulsions », décliné sur le Grand Sud. Il permet de faire découvrir le rugby à ceux qui n’y ont pas accès, par des initiations dans les centres par exemple. Quand on aime son sport, les distances ne comptent pas, sauf sur le budget !

CARTE D’IDENTITÉ
Président : Pablo Neuman
Année de création : 2003 sous le nom de Toulouse Handi Ovalie Mixte
Sports proposés : Quad Rugby et Rugby XIII Couleurs : Noir et Rouge
Types de handicaps : ouvert à tous les types de handicaps moteurs
Nombre de licenciés : 35
Signes particuliers : le club a importé cette activité en France et propose les deux formes de rugby Les champions du club 2011 : équipe de Quad championne de France, vainqueur de la Coupe de France 2011. Trois joueurs toulousains membres du collectif tricolore pour les Jeux de Londres
En savoir plus : www.stadetoulousain-handisport.fr et retrouvez-nous sur Facebook !

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HOMMAGE JEAN-BERNARD PIERA - L’ÉDIFICE PERD UN DE SES PILIERS

Cher lecteur, sportif, bénévole, salarié ou sympathisant, si vous nous lisez c’est grâce à Jean-Bernard Piera. Celui ou celle qui vous a amené à Handisport a été, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers, enseigné ou convaincu par lui.
 Jeune chef de clinique à Garches en 1970, il découvrit le sport comme outil essentiel de réadaptation. Il en fit une cause dont il ne cessa de faire la promotion. Il sut intéresser, recruter et former des professionnels du handicap. Professeur d’université, il amena le monde médical à un regard bienveillant.
Pour la Fédération, il développa et structura la commission médicale dont il guida les actions, il créa les colloques annuels, il développa les enseignements internes et externes et sauta sur toute occasion de parler de sa passion dans les congrès. Au plan international, il fût l’un des rédacteurs de la classification pour « Les Autres ».
Toujours supporter enthousiaste, souvent chauvin, aux grandes compétitions, et spectateur passionné et attentif en particulier aux Jeux de l’Avenir qu’en aucun cas il n’aurait manqué. Il disait à ses élèves : « Regarde et écoute les sportifs, ils nous apprennent beaucoup sur notre métier».
Pour ses patients, il était bienveillant, humain mais surtout catalyseur. Pour ses élèves, ses propos étaient clairs. Il les mettait en avant, soutenait leurs initiatives, tempérait leurs ardeurs et les aidait à réparer leurs erreurs. Aux uns et aux autres, il ne faisait jamais de promesses vaines. Peu importe le titre, il resta pendant plus de 40 ans un leader de la commission médicale et il fût un temps élu au comité directeur fédéral. Avec sa disparition, l’édifice perd un de ses piliers. Salut, professeur.
// D. Pailler

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SUCCÈS - AVEC MALAKOFF MÉDÉRIC : TOUS SUPPPORTERS !

Malakoff Médéric, partenaire de la FFH depuis 2009, s’engage en faveur de l’équipe de France paralympique en créant le club des supporters sur Facebook. Christine Laroulandie, directrice de la communication et Valérie Chatelin, responsable sponsoring nous en parlent…

 Pourquoi votre engagement auprès de la Fédération ?
 Malakoff Médéric est engagé de longue date dans une politique d’insertion des personnes handicapées, en cohérence avec les valeurs humanistes de notre Groupe paritaire et mutualiste. Nous avons signé en 2009 un accord d’entreprise en faveur de l’emploi de personnes handicapées. Aujourd’hui, avec 6,2% de salariés handicapés, nous allons au-delà des obligations légales. Nos clients sourds et malentendants peuvent dialoguer avec des vidéo conseillers dans la langue des signes française ou par chat.

 Pourquoi l’initiative d’un club de supporters du handisport ?
 Nous constatons un déficit de médiatisation des athlètes handisport, ce qui est profondément injuste. Nous voulons mobiliser le grand public afin d’inciter les médias à mieux couvrir le Handisport, notamment au moment des Jeux Paralympiques. D’où l’initiative de créer, avec la FFH, un club de supporters du handisport sur Facebook.

 Comment devenir fan du club ?
 Nous proposons à ceux qui aiment le sport ou sont sensibilisés au handicap d’apporter leur soutien aux sportifs handisport en rejoignant le club des supporters handisport sur sa page Facebook. Pour devenir fan, il suffit de « liker » la page et d’inviter amis, collègues, famille à en faire autant ! Plus nous serons nombreux, plus nous inciterons les médias à parler des athlètes handisport et plus nous encouragerons ces derniers.

 Que trouve-t-on sur cette page Facebook ?
 D’abord, des informations: elle relaie déjà la préparation des athlètes pour Londres, avec reportages vidéo, photos, interviews, portraits. On peut poster un message d’encouragement, personnaliser son profil avec un kit du supporter. Enfin, on peut gagner des séjours à Londres pour la cérémonie d’ouverture.

 2012, année Paralympique : vos athlètes favoris?
 Tout Malakoff Médéric soutient « ses » athlètes, Nantenin Keita, Pauline Chambraud (collaboratrices du Groupe) et Adib El Sarakby. Au-delà, nous serons tous derrière l’équipe de France Paralympique ! Après les Jeux, nous continuerons bien-sûr de soutenir le handisport: les athlètes de haut niveau, mais aussi ceux pour lesquels le sport est un loisir. Tous méritent les encouragements !

Découvrez la page sur Facebook : « clubdessupportershandisport »

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RÉZO - LES NEWS DU RÉSEAU

GÉODIS
 >> Entreprise mondiale, Géodis sponsorise trois sportives de haut niveau handisport : Sandrine Martinet (judo), Céline Gerny (équitation) et Nathalie Benoist (aviron). Tout en les aidant financièrement, le géant de la logistique souhaite valoriser les interactions entre les mondes du travail, du sport et du handicap, en faisant intervenir les athlètes sur des évènements au sein du groupe et ainsi sensibiliser ses équipes. Avec ce partenariat, Géodis accompagne également les trois sportives dans leur projet paralympique 2012 et vise à dynamiser sa communication autour du handicap.

ANCV
 >> L’ANCV et la Fédération sont partenaires depuis quatre ans pour favoriser l’accès à la pratique sportive des personnes handicapées. Ainsi, en 2011, le partenariat s’est renforcé autour de l’appel à projet pour « AccesSport », consacré aux projets pour les personnes habituellement éloignées de la pratique sportive. Ces projets doivent garantir une ouverture significative pour les publics handicapés qui sont souvent éloignés des clubs handisport du fait d’une offre sportive de proximité déficitaire, de difficultés techniques et matérielles d’accès à la pratique, ou de revenus modestes. En 2011, 25 projets AccessSport ont répondu aux critères de recevabilité. 508 jeunes et enfants ont ainsi pu découvrir les activités handisport, sans aucune contrainte matérielle et financière et 52 % des projets ont concrétisé de nouvelles licences. Le projet se poursuit cette année.

UGECAM
 >> Depuis 2010, le Groupe UGECAM et Handisport sont partenaires pour favoriser l’activité sportive des patients traités dans les établissements UGECAM, soit 500 personnes handicapées concernées. Les établissements accueillent les clubs ou les comités handisport et permettent aux patients de découvrir leurs activités et leur offre de pratique locale.
En retour, les établissements favorisent la création d’associations sportives quand elles n’existent pas. En 2010, sept Comités régionaux se sont rapprochés de structures UGECAM, en 2011, ils étaient treize ! Le partenariat est de nouveau reconduit pour l’année 2012.

CFDT
 >> En février dernier, la CFDT et la Fédération ont signé une convention de partenariat dont objectif est d’impliquer et de sensibiliser les équipes CFDT au handicap dans le cadre de la préparation des Jeux Paralympiques de Londres. Pour François Chérèque, Secrétaire Général de la CFDT et Gérard Masson (photo), ce partenariat est un moyen de souligner le rôle fondamental du sport dans l’insertion professionnelle et sociale. Dans le cadre de cette convention, la CFDT participera à la grande tombola organisée par Handisport pour soutenir l’Équipe de France paralympique.

UNSS
 >> Accompagnée par la Fédération, l’UNSS, dans le cadre de son programme « sport partagé », organise pour la première fois cette année, les Championnats de France multisports « Sport partagé » qui se dérouleront du 21 au 24 mai à Mondonville (31). Cette rencontre permettra aux équipes composées de quatre jeunes (deux valides et deux handicapés, un garçon et une fille) de concourir dans quatre disciplines: athlétisme, tir à l’arc, sarbacane et tennis de table. L’équipe championne de France devra être la plus polyvalente mais aussi faire preuve d’un esprit d’équipe sans faille !

BONNES VACANCES !
 L’UCPA et la Fédération se sont associées pour organiser les « Vacances sportives Handisport » destinées aux jeunes handicapés moteurs et sensoriels de 13 à 17 ans, non pratiquants ou débutants dans la pratique sportive. Ce séjour, qui se déroulera du 22 au 28 juillet prochain dans le centre UCPA de Serre-Chevalier, est avant tout une initiation aux sports de nature (randonnée et nuit en refuge, eaux vives, VTT/FTT, voile…) mais pas seulement. Il s’agit de leur transmettre la passion du sport et de les guider ensuite vers nos clubs !
Infos sur handisport.org
Contact : Sandra Mauduit, Tél. 01 40 31 45 31 s.mauduit@handisport.org

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DÉCALAGE - SÉBASTIEN MOBRÉ
TOUJOURS PLUS LOIN !

Champion du monde sur 100 m, Sébastien Mobré aime le sport et la discipline, deux critères qui vont de paire avec une carrière sportive de haut niveau qu’il rêve de voir aller le plus loin possible. Rencontre avec un champion qui en a dans les bras !

 Trois mots pour te définir ?
 Déterminé car j’aime relever les défis, quand j’ai un objectif, je tente tout pour le réaliser. Perfectionniste me va bien aussi, et puis reconnaissant, car je le suis pour toutes les personnes qui m’aident à aller de l’avant et m’encouragent.

 Qu’as-tu toujours dans ton sac de sport ?
 De l’eau, des gants et des outils comme un boyau, un décompresseur, des clés…

 Ton pire souvenir en compétition ?
 Avoir réalisé seulement la deuxième place en finale du 200 m des Championnats du monde d’athlétisme 2011 à Christchurch (Nouvelle-Zélande). J’ai fait une erreur technique en finale alors que j’avais décroché le meilleur temps des séries, c’est rageant !

 Le sport que tu ne pratiqueras jamais ?
 Le football, car, pour moi, c’est une discipline gâchée par l’argent et les conflits que cela génère. Et puis on en voit trop partout, c’est du bourrage de crâne !

 Ton premier réflexe après l’entraînement ?
 M’étirer, prendre une douche puis retrouver les amis ou alors, rester au calme chez moi

 À quoi te dopes-tu ?
 À l’envie de gagner et aux encouragements de mes proches !

 Le champion des champions ?
 Je pense à deux personnes en fait : le judoka Teddy Riner et le pilote de rallye Sébastien Loeb. Mais il y a aussi une personne dont le parcours me touche, c’est Mohamed Ali, un grand homme qui a pu faire passer beaucoup de choses à travers son nom et ses exploits.

 Ton dernier fou rire ?
 Je ne m’en rappelle pas, mais sans doute avec mon petit frère, Julien. C’est un vrai phénomène, il tourne la moindre occasion à la dérision.

 Tu pars et tu quittes tout demain, tu vas où ?
 Demain c’est encore loin ! D’ici là je verrais, pour l’instant je pense avant tout à ma carrière sportive. Même si je sais déjà qu’une région m’attire particulièrement : la Savoie ! J’adore sa gastronomie, les activités que l’on peut y pratiquer. J’y pars souvent l’été, je fais du parapente, de la montgolfière, mais l’hiver il y a aussi beaucoup de choses à faire. Une fois ma carrière sportive terminée, j’aimerais sans doute m’y installer, je ferai du sport, mais cette fois-ci uniquement pour mon plaisir !

 À 12 ans, ton futur métier, c’était quoi ?
 J’ai toujours rêvé de faire carrière dans l’armée car j’aime la discipline et les épreuves physiques. Ce qui m’intéressait déjà c’était de faire du sport tous les jours. Puis, à cause du fauteuil, j’ai vite réalisé que ce ne serait pas possible. J’ai donc fait une formation de photographe professionnel et, depuis je suis agent à la SNCF.
// M.Mainguy

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BIOGRAPHIE SÉBASTIEN MOBRÉ

30 ans, né aux Lilas (93), athlète membre de l’équipe de France d’athlétisme depuis janvier 2011
Club : Marne Egondoire Athlétisme (Lagny-sur-Marne)
Handicap : IMC (Infirme Moteur Cérébral)
Palmarès :
 Champion de France 2011 sur 100 m, 200 m, et 400 m. Détenteur de 3 records de France et du record d’Europe sur 100 m.
 Champion du monde du 100 m en 2011
 Vice-champion du Monde sur 200 et 400 m
Carrière professionnelle : Agent SNCF
Signe particulier : un grand dragon tatoué sur le torse

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LES EXPERTS - NOUVELLE CLASSIFICATION JEUNES
LA RÉVOLUTION EST EN MARCHE

La classification « Jeunes » vient d’être rénovée par la Fédération. Ce nouveau système de classification multisports se base sur les possibilités fonctionnelles des jeunes. L’objectif est clair : permettre une plus grande équité, en parlant des possibilités et non plus des pathologies. Une véritable petite révolution !
Ce système novateur a été imaginé par Sandra Mauduit, cadre technique sportif, en charge de la politique « Jeunes », en duo avec Cataldo Agnello, responsable « Jeunes » au sein de la commission fédérale de classification Handisport, également classificateur international CP-ISRA* et chef de service de réadaptation et des sports au centre de l’Adapt Cambrai. Ce concept repose, comme l’ancien système, sur deux grandes catégories : “Debout” et “Fauteuil”, chaque catégorie intégrant quatre classes de handicap, en fonction du potentiel physique de chaque jeune. Ainsi, des sportifs présentant des natures de handicaps différents pourront concourir ensemble.

CHANGEMENT NÉCESSAIRE
 La nécessité de rénover la classification Jeunes a vu le jour, en raison d’un système existant se basant uniquement sur la définition des pathologies, sans laisser de place à l’interprétation. Avec le nouvel éclairage sur la définition des classes de handicaps, on ne parle plus d’incapacités mais de potentiel du jeune sportif. Ce sont désormais les possibilités fonctionnelles qui regroupent les jeunes au sein d’une même catégorie. Savoir courir, marcher en arrière, ou bien sauter… Après des tests, le jeune peut intégrer un groupe correspondant à son véritable niveau de potentiel physique. Cataldo Agnello met toutefois en garde : « Dans une même catégorie de handicap, il peut y avoir des différences, tout comme chez les jeunes valides, et nous devons les accepter. »

TESTS ET COULEURS
 Pour tester le bas du corps on évaluera l’équilibre, la latéralité, la course (avant, arrière, l’arrêt) et le saut à pieds joints, le tout de façon simple ou combinée. Pour la mobilité du haut du corps, on sollicitera l’équilibre ventral, latéral, la dextérité de la main, l’amplitude des bras et le déplacement en fauteuil. La classification est réalisée en amont des évènements « Jeunes », par le personnel médical et sportif de chaque délégation, grâce à dix tests pour les « debout » et cinq pour les « fauteuils ». Selon le degré de réussite de chacun, une couleur est attribuée selon un code, on observe ensuite le profil de couleurs pour classer l’athlète. Au préalable, il est demandé à chaque délégation de fournir un bilan articulaire et musculaire de ses sportifs, réalisé par une personne du secteur médical ou paramédical. Cela permet aux classificateurs d’avoir connaissance de certains éléments indispensables à une première évaluation.

LANCEMENT À VANNES
 Ce nouveau système sera mis en place lors du Grand Prix National des Jeunes à Vannes, du 16 au 19 mai prochain. Durant la manifestation, un groupe de classificateurs « jeunes » sera présent pour veiller au respect des similitudes de potentiels physiques des 180 participants au sein d’une même classe de handicap. Afin de préserver l’équité sportive, les classificateurs pourront faire passer les tests fonctionnels et déterminer la classification des jeunes. Huit classificateurs « jeunes » ont ainsi suivi une formation depuis un an, tous affichant un profil kiné ou sport (STAPS, DEJEPS…) Cette formation, qui a pour objectif de leur permettre de gérer ces tests et d’apprécier la classe de handicap des participants, sera élargie dans le futur à tout le territoire.

// M.Mainguy
*CP-ISRA : « Cerebral Palsy – International Sport and Recreation ». Association internationale gérant principalement les sportifs infirmes moteurs cérébraux

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AVIS D’EXPERT - Cataldo Agnello
  
 Les jeunes accordent une grande importance à leur image, tout comme l’image que l’on porte sur eux. Alors quand on leur dit « Tu es capable de… » au lieu de « Tu as tel handicap … », ça change tout ! C’est une révolution, on gomme les pathologies, c’est d’ailleurs très anglo-saxon dans l’esprit !

 Pourquoi conserver 8 classes de handicap ?
 Nous sommes partis sur ce qui existait déjà avant, nous n’avons pas tout remis à zéro. Ajouter des classes n’aurait pas permis de trouver un équilibre entre équité et densité, sport et concurrence.

 Sur quoi travaille la commission fédérale de classification pour l’avenir ?
 Le futur est simple, la mise en place d’un système de classification n’est pas parfaite du jour au lendemain et ce n’est surtout pas définitif. C’est pourquoi, au fur et à mesure des compétitions, nous allons affiner le système et réaménager la classification. Nous avons également pour projet de faire des vidéos montrant les tests de classification en action, cela facilitera le travail des délégations à qui l’on demande de classifier les jeunes en amont des rencontres sportives.

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LA QUESTION QUE TOUT LE MONDE SE POSE
Comment concilier emploi et sport de haut-niveau ?
Par Valentine Duquesne, Chargée du suivi socio professionnel des athlètes de haut niveau

 Pour un sportif pratiquant à haut niveau et qui travaille, le partage du temps devient vite une notion incontournable : comment trouver un équilibre entre vie privée, vie sociale, vie professionnelle et vie sportive ?
 Tous les acteurs entourant ce projet doivent en être partie prenante. L’employeur doit donc accepter d’aménager le temps de travail de l’athlète. La Fédération recense les besoins et informations nécessaires pour monter un dossier, puis contacte le réseau et l’employeur afin de proposer les différents aménagements possibles. Il en existe quatre grandes catégories :

 >> Les CIP (Convention d’Insertion Professionnelle). Elle peut être « nationale », il s’agit alors d’une convention entre l’employeur et le Ministère des Sports pour une politique générale d’insertion des sportifs de haut-niveau, le statut haut-niveau est obligatoire ; ou « déconcentrée », convention entre l’employeur, la fédération et la DRJSCS, aménagement individuel du temps de travail en fonction des possibilités financières des signataires, statut haut-niveau obligatoire.
 >> La convention de mécénat : passée entre la fédération et l’employeur avec aménagement du temps de travail où la contrepartie est une déduction fiscale. Elle s’adresse aux entreprises privées, le statut haut-niveau n’est pas obligatoire.
 >> Les conventions diverses : entre la fédération et l’employeur, elles sont individualisées selon le profil du sportif, le statut haut-niveau n’est pas obligatoire.

 Un principe commun existe à tous les aménagements : l’athlète fournit un calendrier prévisionnel validé par la DTN. Pour les jours négociés dans l’aménagement, le sportif continue à toucher son salaire, la contrepartie étant versée directement à l’employeur. Ces dispositifs sont réservés aux sportifs ayant une pratique à haut-niveau engendrant une problématique réelle de gestion de temps. Enfin, les signataires ont le droit de ne pas reconduire l’aménagement chaque année.
Contact : v.duquesne@handisport.org

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TESTÉ ET ADOPTÉ - SAINT-GILLES CROIX DE VIE : TOUS À LA PLAGE !

 Si la plupart des villes de bord de mer proposent des fauteuils de baignade, l’implication de St-Gilles Croix de Vie pour l’accessibilité va beaucoup plus loin, notamment via le travail de Guillaume Bossard. Titulaire du Brevet d’État Handisport, il est chargé de développer depuis 2003 les produits touristiques et l’accessibilité pour le canton et les 13 communes entourant la station vendéenne, qui se démarque par une accessibilité complète, combinée aux activités.
 Grâce au travail effectué et au bouche à oreille, la fréquentation de la station par les personnes handicapées est en constante augmentation, et ce n’est pas pour rien ! Avec une plage labellisée « Tourisme et Handicap » et une offre d’activités très riche (32 km de côtes et 22 plages), les familles heureuses sont légion à St-Gilles : « Elles peuvent faire du char à voile ensemble, se baigner ensemble, ce sont de vraies vacances, ouvertes à tous ! ». Guillaume Bossard nous explique les clés de ce succès…

 FAUTEUILS DE PLAGE
 Du 1er juillet au 31 août, une flotte de fauteuils de plage est mise à disposition au poste de secours. En dehors de cette période, il est possible de les réserver pour de longues promenades sur la plage auprès du Centre Communal d’Action Sociale. Deux modèles sont proposés, le Tiralo, pour les personnes lourdement handicapées et qui nécessite une tierce personne, et l’Hypocampe, fonctionnant comme un fauteuil manuel, pour celles ayant un meilleur maintien du tronc.

 CABINES DE PLAGES
 Des cabines de plage gratuites sont mises à disposition durant la période estivale, équipées de sanitaires, d’une table pour se changer et d’un évier, elles permettent de laisser son fauteuil de ville et d’embarquer sur l’un des fauteuils de plage.

 CHEMIN DE ROULEMENT
 Installé chaque été, il est indispensable pour relier parkings, cabines et accéder à l’eau, mais il doit être replacé régulièrement en raison des marées. Guillaume Bossard précise « Acheter du matériel c’est bien, mais cela ne suffit pas. Il faut l’entretenir car en bord de mer, avec le vent, le sable et le sel, tout s’abîme très vite ! »

 CHAR À VOILE
 Plus de différence entre valides et handicapés avec une flotte unique. Munis de doubles poignées, les chars permettent à tout amateur d’en prendre les commandes. Ainsi, les personnes handicapées sont intégrées aux cours des personnes valides, où l’ensemble des formateurs ont suivi le CQH Handisport. La commune a également investi dans un quad, très utile pour installer les personnes lourdement handicapées dans un char, puis pour amener le char jusqu’à la zone de roulage.

"Des vacances ouvertes à tous"

 VOILE
 Les plus motivées peuvent ensuite embarquer en mer et tester le Laser, le Miniji ou le catamaran, et pour certains le surf. Les animateurs de la base nautique ont été sensibilisés au handicap et sont formés pour sécuriser la pratique : installer et caler correctement les pratiquants, fournir un gilet de sauvetage adapté…

 TOURISME
 Pour permettre un séjour confortable, les hôtels, restaurants et services de vie quotidienne labellisés « Tourisme et handicap » sont référencés. Saint-Gilles Croix de Vie est candidat au nouveau label « Destination pour tous ». Alors, si vous ne savez pas encore où partir cet été… Pensez à la Vendée !
// M.Mainguy
Plus d’infos : payssaintgilles-tourisme.fr / saintgillescroixdevie.fr / tourisme-handicaps.org

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COUPS DE COEUR - À DÉCOUVRIR DE TOUTE URGENCE !

HASTA LA VISTA - 2 cœurs
 Le réalisateur belge Geoffrey Enthoven nous embarque dans une histoire aussi délirante que touchante. Trois amis, l’un aveugle, l’autre en fauteuil roulant et le dernier tétraplégique veulent se débarrasser d’une virginité devenue pesante et décident, en prétextant faire la route des vins en Espagne, de remédier à ce problème devenu existentiel. À voir en salle !

DVD HANDIVOILE - 3 cœurs
 Témoignages et expériences, ce DVD soutenu par la FFH et la FF Voile, a pour vocation de montrer que la voile est un sport accessible à la majorité des personnes handicapées. Il comprend un documentaire « Libres sur l’eau », qui met l’accent sur la sensibilisation et neuf films pédagogiques intitulés « Des clefs pour réussir », destinés à faciliter la mise en oeuvre de la pratique handivoile. Commande en ligne sur sceren.com CRDP de Bourgogne, 108 mn, 25 €

LEXIQUE-JO.ORG - 3 cœurs
 Pas très à l’aise en anglais ? Remédiez à cela en vous rendant sur le site lexique-jo.org publié par l’INSEP. Il propose tout un champ lexical des sports olympiques et paralympiques en français et anglais. So, ready for London ?

J’AI TRAVERSÉ LA MANCHE À LA NAGE - 1 cœur
 Philippe Croizon, amputé des quatre membres nous livre une belle leçon de vie : de ses années de préparation à la réussite de la traversée de la manche, l’auteur partage sans détour le projet d’un défi hors norme. Prochaine étape pour Philippe, rallier les cinq continents à la nage ! Éditions J-C Gawsewitch, 19,90 €

ARRÊTS DE JEU - 2 cœurs
 Passionnés de cuisine et de sport ? Rendez-vous chez Arrêts de jeu, un nouveau concept de restauration dédié aux passionnés de sport. Vous pourrez y déguster des plats sains tout en regardant les différentes rencontres sportives diffusées sur les écrans du restaurant. www.arretsdejeu.com

 ON A AUSSI AIMÉ…

MAGAZINE DÉCLIC : Dédié au handicap et à la famille, Déclic fait peau neuve avec une nouvelle formule plus interactive : magazine-declic.com
VOCABULAIRE DES SPORTS : Devenez incollable grâce à cette bible du jargon sportif éditée par le Ministère de la Culture et de la Communication et le Ministère des Sports. www.dglf.culture.gouv.fr « Publications » puis « Vocabulaire des sports »

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PROLONGATIONS

LE QUIZ BIEN LU !

1. Quel titre mondial a remporté Sébastien Mobré en 2011 ?
2. Quel anniversaire a fêté la Fédération du Sport Adapté en 2011 ?
3. Où se trouve Saint-Gilles Croix de Vie ?
4. Où se trouve le nouveau Pôle jeunes handisport natation ?
5. Quelle ville accueillera le prochain Grand Prix national des Jeunes ?

Réponses :
1. Le 100m fauteuil aux Mondiaux d’athlétisme en Nouvelle-Zélande
2. Ses 40 ans
3. En Vendée
4. Au CREPS de Vichy, le Pôle basket à Talence
5. Vannes (Morbihan)

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DANS LE MAG’ PROCHAINEMENT*

L’ÉVÉNEMENT - GRAND PRIX NATIONAL DES JEUNES
EXPÉRIENCE - MOI, Président de Comité
DÉCALAGE - FRÉDÉRIC VILLEROUX, Capitaine de l’équipe de France de cécifoot

* Sous réserve de modifications liées à l’actualité